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Copenhague : un accord impossible ?


Sommaire
1 - Deux annonces positives de la France et de l'Europe relancent les négociations
2 - Les engagements de réduction des pays en développement font débat
Publié Le 14 Décembre 2009 à 17h15
 
La première semaine à Copenhague s'est achevée sur un sentiment mêlé. Si de bonnes nouvelles ont relancé les négociations, l'étendue du travail à accomplir fait peser le doute sur la conclusion d'un accord global et contraignant à Copenhague.
DOSSIER SPECIAL
Tous les soirs à 18h, les ONG représentées à Copenhague décernent le prix du " fossile du jour " aux trois états qui freinent le plus les négociations. Très rarement, les ONG récompensent un état pour ses engagements positifs et ambitieux. Ce fût le cas le 10 décembre pour la France qui a reçu la plus haute récompense pour son engagement en faveur des recommandations proposées par les ONG sur la comptabilisation des crédits issus de projets forestiers.

L'autre bonne nouvelle est arrivée vendredi dernier de Bruxelles. Les chefs d'Etats européens se sont engagés à apporter 2,4 milliards d'euros par an sur 3 ans (soit 7,2 milliards d'euros sur la période 2010-2012) dans le cadre de l'aide pour la lutte contre les changements climatiques et à l'adaptation en faveur des pays en développement. Pendant la réunion, le président français Nicolas Sarkozy a appuyé la proposition du ministre de l'environnement Jean Louis Borloo de réduire de 30% les émissions françaises d'ici 2020. Toutefois, la bonne volonté française n'a pas trouvé d'écho auprès des autres chefs d'états européens.