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Coton : préférez le bio !


Sommaire
1 - D'où vient notre coton ?
2 - La culture la plus polluante au monde
3 - Le coton bio : une alternative écologique et sanitaire
Publié Le 21 Mai 2009 à 04h19
 
Le coton
La culture du coton biologique tient compte des ressources naturelles. Elle n'admet ni engrais chimique, ni pesticides, ni OGM. Les pesticides naturels sont de mise : urine de vache, piège à phéromones... Le coton bio est fertilisé avec des engrais organiques tels que le fumier et le compost. Les sols se renouvellent plus facilement et les espèces animales ne sont pas menacées. Des millions litres d'eaux sont épargnés car les producteurs ne pratiquent pas d'irrigation intensive... La transformation se fait quant à elle au moyen de produits biodégradables et le mécanisme de rétrécissement est mécanique.

" Les effets négatifs connus sur la santé et l'environnement qui découlent de la culture conventionnelle du coton n'apparaissent pas avec la culture bio. En économisant les frais élevés que représente l'achat de pesticides et d'engrais, le risque financier que prennent les paysans diminue aussi fortement. " " Les bonnes raisons d'acheter du coton bio ", Helvetas

Enfin le coton bio est anallergène du fait de l'absence de produits chimiques dans sa fabrication.

Lors de la 6ème conférence mondiale du commerce du coton bio de l'année dernière, Organic Exchange, qui a pour objet de développer le coton biologique depuis sept ans, a publié dans un rapport le volume du coton bio produit dans 22 pays. En 2007/2008, il a augmenté de 152 %. L'Inde est le premier pays producteur de coton bio. Organic Exchange prévoit une augmentation des volumes produits d'environ 54 % pour 2008/2009. Le prix du coton bio payé aux producteurs est supérieur d'au moins 20% au cours du coton conventionnel.

Les fabricants proposent entre 15 et 30 % plus cher les articles en coton biologique. Un exemple : si vous souhaitez vous démaquiller avec du coton bio, la marque Bocoton propose 40 disques biologiques, Ecocert contrôlé, pour 1 euro 34 contre les 40 disques non biologiques de Demak'up à 1 euro 30.

Il existe des labels qui certifient le coton bio:

Bio Equitable
Fondée en 2002, l'association française Bio équitable réunit des petites et moyennes Entreprises du secteur agrobiologique, soucieuses de produire selon des critères de développement économique.

Biore
Sous le label Biore®, l'entreprise suisse Remei AG vérifie depuis 1991 que les fils et vêtements soient en coton biologique et respectent des critères sociaux et écologiques de la transformation à la commercialisation.

Demeter
Fondé en 1997, Demeter International est un label de certification qui suit un cahier des charges stricte sur l'agriculture biologique des fibres naturelles.

Eco-label européen La Fleur
Les produits portant la l'écolabel la Fleur ont été vérifiés par des organismes indépendants quant à leur conformité à des critères écologiques stricts et à de critères de performance rigoureux. Ce label a été administré en 1992 par le Comité de l'Union européenne pour le label écologique (CUELE)

Ecocert
Ecocert a choisi de s'associer à la démarche d'harmonisation internationale des standards et d'adopter le référentiel GOTS (Global Organic Textile Standard) pour le contrôle des textiles biologiques . La fibre brute doit être certifiée en agriculture biologique, et tout le processus de transformation doit être contrôlé.

GOTS (Global Organic Textile Standard)
Un groupe de travail international est à l'origine de ce label:
- International association natural textile industry IVN (Allemagne)
- Soil association SA (Royaume-Uni)
- Organic trade association OTA (Etas-Unis)
- Japan organic cotton association JOCA (Japon)
95% des fibres doivent être d'origine biologique. Les 5 % restants peuvent être en fibres synthétiques ou artificielles.

• Eko (ou l'Öeko) délivré par Skal
Skal est un organisme hollandais précurseur dans la certification du coton bio puisqu'il a été crée en 1985. Le label Eko concerne uniquement la phase de production agricole.

Naturtextil IVN (en allemand)
D'origine allemande, ce label a été créé par l'organisation professionnelle International association natural textile industry (IVN) en 1991. Pas d'OGM, pas de chlore... rien de chimique pour ce label qui se base également sur les conventions fondamentales de l'Organisation internationale du travail (OIT).

ÖKO-TEX (ou Oeko-Tex) 100
Depuis 1992, cette assocation internationale regroupe un ensemble d'instituts de contrôle indépendants qui appliquent un catalogue de critères pour l'évaluation des éventuelles matières à problèmes dans les textiles.

Emilie VILLENEUVE

 

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