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Durban : L'OCDE appelle au courage politique

Publié Le 29 Novembre 2011 à 19h38
 
Le courage politique doit s'imposer à Durban pour combattre le changement climatique et éviter un avenir " funeste " pour la planète, estime le Secrétaire général de l'OCDE.
Angel Gurria Secrétaire général de l'OCDE
DOSSIER SPECIAL

Selon les dernières analyses de l'OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economiques), en l'absence d'initiative décisive des gouvernements il faut s'attendre à un doublement des émissions mondiales de gaz à effet de serre durant les 40 années à venir, provoquant une hausse moyenne de 3 à 6 degrés de la température du globe d'ici la fin du siècle.

" Ainsi, les Perspectives de l'environnement de l'OCDE à l'horizon 2050 (à paraître en mars 2012) prédisent un avenir funeste à la planète d'ici quatre décennies si nous ne modifions pas nos politiques et nos comportements pour répondre aux besoins des 9 milliards d'habitants qu'elle devra alors faire vivre " a déclaré Angel Gurria, Secrétaire général de l'OCDE.

Selon lui, par exemple, " faute de nouvelles mesures gouvernementales, le mix énergétique ne changera pas notablement d'ici 2050 et la part des énergies fossiles se maintiendra à 85 %. Dans le même temps, la concentration d'équivalent CO2 dans l'atmosphère pourrait atteindre 685 parties par million (ppm), ce qui est très supérieur aux 450 ppm qui, d'après les scientifiques, limiteraient avec une probabilité de 50 % la hausse des températures à 2 °C ".

Angel Gurria appelle donc les gouvernements " à se débarrasser de leurs oeillères nationales, à considérer la situation à l'échelle mondiale et à opter pour un chemin de croissance plus vert ". D'après les estimations, issues du scénario d'atténuation des Perspectives de l'environnement, des politiques ambitieuses permettraient de réduire de 70 % les émissions de gaz à effet de serre, ou de 52 % par rapport aux niveaux de 2005.

H de M