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Énergie éolienne : Jean-Louis Borloo se tourne vers la mer


Sommaire
1 - Vers le développement des énergies renouvelables et de l'éolien
2 - Eviter les nuisances des éoliennes terrestres
3 - Loin des yeux, loin des contestations...
Publié Le 7 Mai 2010 à 11h02
 

Le développement de l'éolien en mer est donc une voie de développement que Jean-Louis Borloo a décidé d'accélérer. Et il a d'autres bonnes raisons de la faire. La France dispose en effet du 2ème gisement naturel d'Europe derrière la Grande Bretagne alors qu'elle n'occupe que la 4ème place en termes d'évolution annuelle et de parc installé derrière l'Allemagne, l'Espagne et l'Italie. Et il n'y a aucun parc installé sur le littoral français.

Par ailleurs les éoliennes installées au large, loin des yeux et des habitations, soulèveront, a priori, moins de contestations...

Pour Jean-Louis Borloo, l'enjeu de l'éolien maritime pour la France est double: " il s'agit de respecter les engagements du Grenelle de l'environnement et du paquet " énergie-climat " adopté sous la présidence française de l'Union européenne, mais aussi de conquérir une position de champion dans la future industrie des énergies marines et permettre ainsi la création d'un nombre important d'emplois pérennes. Le " programme de développement de l'éolien en mer du Grenelle de l'environnement " illustre ainsi la " croissance verte " dans laquelle notre pays s'est engagé ".

Ce programme va se décliner autour des trois axes :

1° Une planification concertée de l'implantation des éoliennes

Le ministre chargé de l'énergie avait demandé en 2009 aux préfets des régions Bretagne, Pays de la Loire, Haute-Normandie, Aquitaine et Provence-Alpes-Côte d'Azur de mettre en place, pour chaque façade maritime, une instance de concertation et de planification, rassemblant l'ensemble des parties prenantes. Le recensement des contraintes techniques, réglementaires et environnementales est désormais achevé, et les préfets finaliseront la concertation d'ici l'été 2010.

Nous connaitrons dans les toutes prochaines semaines la sélection d'une dizaine de " zones propices " dans lesquelles l'éolien en mer pourra être développé.

2° Un cadre réglementaire simplifié

Le projet de loi en cours d'examen à l'Assemblée nationale prévoit aussi la simplification des procédures administratives et un raccordement optimisé au réseau électrique pour les éoliennes en mer situées dans les zones propices.

3° Faire émerger une nouvelle industrie " verte " créatrice d'emplois

En septembre 2010 une première série d'appels d'offres visant l'implantation de 3 000 MW dans les zones propices sera lancée. Les projets seront sélectionnés à l'été 2011 sur la base du prix d'achat de l'électricité proposé et du délai de mise en service des installations.

Les candidats devront exposer leur projet industriel : contribution au développement de l'industrie dans l'éolien en mer, mobilisation du tissu industriel et des infrastructures locales et création d'emplois.

Ce dispositif sera prolongé jusqu'à l'atteinte de l'objectif de 6000 MW, offrant ainsi une visibilité de long terme permettant l'ancrage solide d'emplois industriels. Le ciblage des appels d'offres dans des zones définies à l'issue d'une concertation préalable permettra, selon Jean louis Borloo, " de conduire un développement ordonné de l'éolien en mer et de garantir aux projets la meilleure acceptabilité socio-économique ".

" Concertation ", prise en compte de l' " acceptabilité socio-économique ", voilà un langage qui fait plaisir à entendre.

José Vieira