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Enquête spéciale santé-environnement: Eau du robinet ou en bouteille, que faut-il boire ?

Sommaire de cet article :

  1. Quels sont les risques sanitaires liés à la consommation d'eau potable?
  2. Quelles sont les normes de qualité de l'eau potable?
  3. Des normes plus ou moins respectées
  4. Des résidus médicamenteux contamineraient l'eau du robinet
  5. Existe-t-il un lien entre le cancer et l'eau potable ?
  6. Des bouteilles plastiques contaminées par des hormones?!
  7. L'eau en bouteille : le problème des milliers de tonnes de plastique PET polluant
  8. L'eau potable au robinet est 100 à 1000 fois plus écologique que l'eau minérale en bouteille
  9. Où se renseigner sur la qualité de l'eau du robinet ?
  10. Les Français et l'eau : ce qu'ils pensent et ce qu'ils consomment
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La directive 98/83/CE du 3 novembre 1998 relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine constitue le cadre réglementaire européen en matière d'eau potable.
Cette directive s'applique à l'ensemble des eaux destinées à la consommation humaine, à l'exception des eaux minérales naturelles et des eaux médicinales.

La norme européenne, reprise dans le Code de la santé publique, fixe le taux limite de nitrates dans l'eau à 50 mg/l. L'Organisation Mondiale de la Santé recommande 25 mg/L.

" Le fait qu'une eau soit conforme aux normes, c'est-à-dire potable, ne signifie donc pas qu'elle soit exempte de matières polluantes, mais que leur concentration a été jugée suffisamment faible pour ne pas mettre en danger la santé du consommateur ", indique le CNRS.

Selon ces normes, une eau potable doit être exempte de germes pathogènes (bactéries, virus) et d'organismes parasites . Elle ne doit contenir certaines substances chimiques qu'en quantité limitée notamment pour les nitrates et les phosphates, les métaux lourds, ou encore les hydrocarbures et les pesticides.  (Décret n°2001-1220 du 20 décembre 2001 relatif aux eaux destinées à la consommation humaine , à l'exclusion des eaux minérales naturelles, JORF du 22 décembre 2001, qui met en conformité le droit français avec la directive européenne du 3 novembre 1998)

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A l'inverse, la présence de certaines substances peut être jugée nécessaire comme les oligo-éléments indispensables à l'organisme.

D'après le CNRS, il est impossible aujourd'hui de quantifier les effets à long terme des substances cancérogènes , lesquels n'apparaissent parfois qu'après plusieurs dizaines d'années. Il est également difficile de déterminer s'il existe un seuil en dessous duquel l'ingestion d'une telle substance serait sans effet. Les normes ne font donc que définir, à un moment donné, un niveau de risque acceptable pour une population donnée.

Tous les pays du monde ne suivent donc pas les mêmes normes. Certains appliquent leurs propres normes et d'autres celles de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). En Europe, elles sont fixées par la Commission des communautés européennes qui en a définit 63. Avec 56 paramètres microbiologiques et physico-chimiques, la France suit la réglementation de la DDAS.

La dernière directive européenne exige que les nouvelles normes soient appliquées non plus seulement aux points de captage, lors de la production, et sur le réseau public de distribution d'eau, mais également aux robinets. Le Plan National Santé Environnement (PNSE) 2004-2008 fixe comme objectif de protéger 100 % des captages à l'horizon 2010.