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Etiquetage " Sans OGM " : Victoire !

Publié Le 1 Février 2012 à 19h56
 
Il va être enfin possible d'identifier clairement sur les étiquettes les denrées alimentaires issues de filières qualifiées " sans OGM " grâce à un nouveau décret qui vient de paraitre au Journal officiel.

Jusqu'à présent la réglementation prévoyait l'étiquetage obligatoire de la présence d'OGM en cas d'utilisation volontaire par les opérateurs, mais ne définissait pas les modalités d'information du consommateur pour les filières " sans OGM ". Elle ne permettait pas non plus de faire la distinction entre une viande issue d'un animal nourri avec des OGM et une viande provenant d'une filière garantissant une alimentation des animaux sans OGM. Cette absence de clareté, voulue et entretenue par l'industrie agro-alimentaire , mais régulièrement dénoncée par les consommateurs, était inadmissible.

Le décret qui vient de paraitre au journal Officiel du 31 janvier 2012 va enfin permettre à ceux qui ne veulent pas d'OGM de faire clairement leur choix.

Ce décret fixe les règles d'étiquetage des produits pour les opérateurs souhaitant valoriser une production sans OGM et prévoit des critères différents selon la nature des ingrédients qui composent les denrées :

  • Les ingrédients d'origine végétale (par exemple, la farine, l'amidon ou la lécithine) pourront porter la mention " sans OGM " s'ils sont issus de matières premières contenant au maximum 0,1 % d'OGM.
  • L'étiquetage des ingrédients d'origine animale (par exemple, le lait, la viande, le poisson ou les oeufs) précisera " nourri sans OGM (< 0,1 %) " ou " nourri sans OGM (< 0,9 %) ".
  • Les ingrédients d'origine apicole (par exemple le miel ou le pollen) pourront être étiquetés " sans OGM dans un rayon de 3 km ".

Ces informations apparaîtront le plus souvent dans la liste des ingrédients, ou lorsque l'ingrédient mis en avant représente plus de 95 % de la denrée, dans le champ visuel principal de l'emballage.

" Ce nouvel étiquetage sera applicable à compter du 1er juillet 2012 ", précise Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Ecologie.

Mais pourquoi pas dès maintenant ?

H de M