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Fukushima : de la catastrophe nucléaire à la crise alimentaire

Publié Le 19 Juillet 2011 à 16h10
 
Mardi 19 juillet, les autorités japonaises ont interdit la vente de viande de boeuf provenant de la préfecture de Fukushima, suite à la détection dans les étals du pays d'une viande fortement irradiée.
DOSSIER SPECIAL

La hantise du boeuf contaminé se répand depuis quelques jours au Japon.

Le gouvernement japonais vient d'interdire tout envoi de viande à partir de la préfecture de Fukushima, la zone la plus touchée du pays. Plus de quatre cents boeufs de sept fermes de la région sinistrée ont en effet traversé le pays alors qu'ils avaient mangé du foin contaminé.

Un taux de césium radioactif de 650 becquerels par kilo a été retrouvé dans la viande d'un boeuf livré à Tokyo et jusqu'à 3.200 becquerels par kilo dans celle d'une autre bête - alors que le maximum autorisé est de 500 becquerels.

Le gouvernement japonais est aujourd'hui confronté à un grave problème de santé publique. La viande de plusieurs cheptels de bovins ayant mangé du foin contaminé a déjà été consommée par les Japonais. En effet, sur 47 préfectures nippones, 36 ont reçu de cette viande contaminée et 31 ont confirmé leur consommation par des habitants. La préfecture de Fukushima a annoncé pour sa part que 42 boeufs élevés à une soixantaine de kilomètres de la centrale, et nourris avec des aliments fortement radioactifs, ont été transportés et vendus à Tokyo et dans d'autres villes de l'est du Japon.

Plus de quatre mois après l'accident nucléaire, le Japon n'a pas encore instauré de système centralisé de contrôle de la radioactivité de la nourriture. Les tests effectués par les préfectures et les municipalités sont le seul recours dont disposent les Japonais pour évaluer le contenu de leur assiette.

Alicia Muñoz