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Fukushima : Greenpeace met en garde les Japonais contre les produits de la mer

Publié Le 21 Octobre 2011 à 14h02
 
Après une série de tests menés sur une trentaine d'articles provenant de supermarchés de Tokyo et alentours, Greenpeace met en garde les Japonais et demande au gouvernement de renforcer les contrôles de radioactivité sur les produits de la mer.
DOSSIER SPECIAL

Selon l'organisation écologiste qui aurait testé 60 poissons et coquillages, 34 d'entre eux  contenaient du césium 134 et 137 - le niveau le plus élevé atteignant 88 becquerels par kilogramme. Les articles ont été achetés entre le 4 septembre et le 7 octobre dans des magasins de 5 chaînes différentes de supermarchés à Tokyo et aux préfectures de Kanagawa, Chiba, Saitama, Ibaraki, Fukushima et Miyagi.

"Bien que la teneur relevée dans les échantillons soient largement en-dessous de la limite de 500 becquerels par kilogramme fixée par les autorités nippones, ces produits représentent malgré un tout un risque pour la santé, en particulier pour les femmes enceintes et les enfants", a déclaré Wakao Hanaoka, un activiste de Greenpeace Japon.

L'organisation rappelle que la limite fixée en Ukraine après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl en 1986 était 150 becquerels par kilo.

Si un nouveau service à Tokyo permet de louer des appareils mesurant le taux de radioactivité présent dans les aliments, le consommateur Japonais reste de l'avis de tous encore insuffisamment informé. "Le plus inquiétant est l'absence d'étiquette informant les consommateurs que les produits de la mer ont été testés", a ainsi affirmé Wakao Hanaoka dans un communiqué.

"Les Japonais ont raison de s'inquiéter"

Aux vues de ces négligences, l'organisation demande au gouvernement et aux chaînes de supermarchés de multiplier les contrôles et d'indiquer clairement le niveau de radioactivité sur les étiquettes. Mais alors que les autorités japonaises affirment que les produits alimentaires mis en vente dans les rayons sont sans danger, on doute que ces étiquetages ne voient le jour rapidement.

Pourtant, comme une plus grande transparence sur les étiquettes restaurerait la confiance des consommateurs et aiderait le secteur de la pêche dans le nord-est.

Conscients du danger, la plupart des consommateurs évitent les aliments provenant de régions proches de la centrale de Fukushima daiichi. "Les Japonais ont raison de s'inquiéter de la nourriture qu'ils achètent", a jugé Wakao Hanaoka.

Olivia Montero