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Gaz de schiste : la mobilisation a fini par payer

La mobilisation contre les gaz de schiste a fini par payer : une proposition de loi visant à interdire l'exploitation de ces gaz en France a été déposée en urgence.

Il n'a fallu que quelques mois pour que la situation s'inverse complètement concernant les gaz de schiste en France. Alors que des permis d'exploration avaient été délivrés par le ministère de l'Ecologie, du temps où Jean-Louis Borloo était aux commandes, et sans aucune concertation, l'engagement de la population dans les régions concernées, soutenu par des partis politiques de tous bords, a permis une prise de conscience générale rapide sur les inconvénients de cette nouvelle source d'énergie.

Et cela vient d'aboutir au dépôt d'une proposition de loi qui vise non seulement à abroger les permis de recherche déjà accordés mais également à interdire l'exploitation des gaz de schiste.

Cela prouve que, "quand les gens se bougent, les résultats sont là", s'est réjouie Michèle Rivasi, député européenne des Verts.

L'Assemblée nationale examinera ainsi le 10 mai, en procédure d'urgence, la proposition de loi de Christian Jacob (UMP) visant à interdire l'exploration et l'exploitation des gaz et huiles de schiste, a annoncé mardi le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer.

Il va cependant falloir rester vigilant car tant que la proposition de loi n'est pas votée, tous les retournements sont possibles.

José Bové et Michèle Rivasi

Et on peut compter sur les lobbies pétroliers pour faire pression auprès de nos représentants politiques.

H de M

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Le gouvernement a octroyé en mars 2010, notamment à Total et GDF Suez, des permis de prospection dans trois zones situées dans le sud de la France, qui seront donc abrogés lorsque la proposition sera adoptée. La ministre de l'Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, avait affirmé à la fin du mois de mars devant les députés qu'il n'y aurait pas d'exploitation de gaz ou d'huile de schiste si les procédés d'extraction avaient une incidence écologique "désastreuse".