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Journées de la mer 2012 : prenez le large !

Sommaire de cet article :

  1. Journées de la mer 2012 : prenez le large !
  2. Découvrir les loisirs nautiques
  3. La mer, une source d'énergies renouvelables
  4. Préserver la biodiversité marine
  5. Une source d'alimentation à préserver

L'énergie du vent, des marées, des vagues, des rivières, la chaleur de la mer sont autant de solutions d'énergies renouvelables.

L'énergie hydraulique

L'hydroélectricité récupère la force motrice des cours d'eau, des chutes, voire des marées, pour la transformer en électricité. On distingue les installations hydroélectriques " au fil de l'eau ", qui font passer dans une turbine tout ou partie du débit d'un cours d'eau en continu, et celles nécessitant des réserves d'eau (" par éclusées " ou " de lac ") : les deux types d'installations nécessitent des barrages, qui sont bien plus importants pour la 2ème catégorie (" grands barrages ")

Quelques chiffres sur l'hydroélectricité en France :

  • C'est la première source d'énergie électrique renouvelable en France aujourd'hui.
  • La France dispose du deuxième parc installé en Europe (après la Norvège).
  • Puissance installée de 25 000 MW en 2007
  • Production annuelle de 70 térawatt-heure par an
  • 95% de la production d'électricité de source renouvelable et environ 12% de l'électricité produite en France

Zoom sur l'énergie des courants

Il s'agit d'utiliser la force des courants. Plus la vitesse du courant est rapide, plus le système est rentable. Les sites intéressants sont ceux où la vitesse du courant dépasse 1,75 m/seconde. En France, la plupart, les côtes atlantiques et de la Manche ont des courants de l'ordre de 2m/seconde. Le littoral de la Bretagne et de la Normandie possède plusieurs sites où les courants atteignent des valeurs importantes : la chaussée de Sain (3m/sec), le Fromveur à Ouessant (4m/s), le raz Blanchard (5m/s). Ce procédé permet de produire 2 mégawatts à partir d'une trubine de 10m. Les courants étant réguliers et prédictibles, ils permettent aux industriels de prévoir leur production d'électricité. Plusieurs projets sont à l'étude en France.

L'énergie éolienne offshore

Le Gouvernement a pour objectif l'installation de 1200 éoliennes en mer à l'horizon 2020, soit une puissance totale installée de 6 000 MW produisant 3,5 % de la consommation française d'électricité. Un premier appel d'offre sera lancé en mai 2011 représentant un investissement de 10 milliards d'euros. 5 zones ont été sélectionnées pour les premières éoliennes : le Tréport, Fécamp, Courselles-sur-Mer, Saint-Brieuc, Saint-Nazaire.

L'énergie thermique des mers

L'océan reçoit chaque année du soleil une quantité d'énergie équivalente à plus de 1 000 fois la demande mondiale en énergie. Une énergie contenue sous forme de chaleur dans la couche d'eau de surface. Il s'agit de la transformer en électricité !

Le moyen pour prélever une fraction de cette énergie thermique des mers (ETM) consiste à jouer sur la différence de température entre les eaux chaudes de surface et les eaux froides des profondeurs.

Lorsque les eaux de surface sont entre 25 et 28°C, on parvient à récupérer par évaporation la vapeur d'eau qui va alimenter une turbine, et le froid nécessaire à sa condensation est fourni par l'eau pompé dans les profondeurs. Le procédé est donc dans ses grandes lignes identique à celui de nos centrales électriques modernes.

Seules les conditions de fonctionnement changent : le faible écart de température entre les eaux de surface et les eaux profondes rend le procédé moins efficace. L'énergie que l'on peut extraire atteint néanmoins 5 fois la puissance nécessaire à son fonctionnement. Le système est donc viable et rentable économiquement.

On estime aujourd'hui à 60 millions de Km² la surface de l'océan tropical où les différences de température entre l'eau de surface et l'eau à 1 Km de profondeur est supérieure à 2°C. C'est dire combien cette énergie marine, totalement renouvelable, est source d'avenir en particulier pour l'Outre-mer.

L'énergie " houlomotrice " : utiliser l'énergie des vagues

Les projets de recherche n'en sont pas encore au stade de développement industriel : des maquettes ont été testées comme celle mise au point par l'Ecole centrale de Nantes (projet SEAREV pour système électrique autonome de récupération des vagues) et attendent désormais d'être testées en grandeur nature.