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La Bio : voie d'avenir pour les agriculteurs


Sommaire
1 - Le bon de la consommation bio
2 - Le succès des produits bio dynamise le milieu rural
3 - De la ferme à la PME : parcours d'un producteur de lait bio
Publié Le 10 Septembre 2010 à 13h29
 
L'agriculture bio : un besoin naturel de main-d'oeuvre

Pour produire, l'agriculture bio emploie, à structure d'exploitation identique, plus de main-d'oeuvre par hectare, en raison de la mise en oeuvre de techniques alternatives aux produits chimiques de synthèse nécessitant davantage de temps.

En 2004, en France, une étude réalisée sur un panel de fermes de grandes cultures en Midi-Pyrénées a fait ressortir qu'à structure d'exploitation identique, le contenu en emploi était supérieur de 30% en bio.

Une étude réalisée en 2006 par la Soil Association au Royaume-Uni aboutit au même résultat. Elle montre que chaque ferme bio du Royaume-Uni crée en moyenne 32% d'emplois de plus qu'une exploitation non bio équivalente. L'étude a également permis de constater que les agriculteurs bio britanniques étaient, en moyenne, plus jeunes de 7 ans que leurs confrères travaillant en conventionnel. Une différence d'âge permettant aux zones rurales d'envisager positivement leur avenir.

La Bio favorise la biodiversité et à la multitude des paysages

L'agriculture bio participe également à la diversité des paysages de la campagne ainsi qu'à la préservation de la biodiversité. La nécessaire diversité des productions de la plupart des exploitations bio contribue à l'harmonie des paysages ruraux. Les producteurs protègent les cultures par le maintien de haies, favorables à la vie de la faune sauvage, et aux prédateurs naturels. Ils ont recours, en tant que de besoin, à des substances naturelles comme les plantes ou les minéraux. Ces procédés respectent, développent et entretiennent la biodiversité animale et végétale. La biodiversité est également préservée grâce aux cultures de fruits et légumes rustiques et spécifiquement locaux, voire à la remise au goût du jour de variétés anciennes et oubliées. Cette démarche est également de mise dans les élevages bio, qui encouragent le développement de la biodiversité en favorisant les races et les souches rustiques. De plus, l'élevage pastoral, mené selon les règles de la Bio est particulièrement adapté à l'entretien et à la valorisation des zones rurales.

Des fondamentaux durables

Viabilité économique, responsabilité sociale et protection de l'environnement constituent les trois piliers du développement durable. Trois piliers sur lesquels repose l'agriculture biologique qui, au-delà de sa contribution majeure à la préservation de l'environnement, avec des normes élevées de bien-être animal, et à la biodiversité, s'inscrit dans une économie durable en développement (un marché de 3 milliards d'euros en 2009 / 1,6 milliard en 2005) et contribue au renforcement des liens sociaux en participant au développement de l'emploi et à la revitalisation des campagnes.

Promoteurs d'une agriculture durable, les producteurs bio, dont les activités sont régies par un strict cahier des charges, préservent et entretiennent la fertilité des sols, assurant ainsi la durabilité du système alimentaire. Les transformateurs vont dans le même sens.

Fondée sur le respect de l'Homme et de la Nature, l'agriculture biologique se distingue par un mode de production particulier. Elle s'appuie sur le recyclage des matières organiques, la rotation des cultures et la lutte biologique. Les élevages sont de type extensif. Ils s'appuient sur le respect du bien-être animal et, en cas de besoin, font en priorité appel aux médecines douces.

Les professionnels de la Bio produisent :

• sans utilisation de produits chimiques de synthèse : pesticides, engrais, désherbants, colorants, conservateurs...
• sans utilisation d'Organismes Génétiquement Modifiés.