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La claque du film de Nicolas Hulot : " le Syndrome du Titanic "


Sommaire
1 - La claque du film de Nicolas Hulot : " le Syndrome du Titanic "
2 - " Je ne suis pas né écologiste, je le suis devenu "
3 - " Je suis plutôt un optimiste de nature mais je suis devenu un pessimiste de raison "
Publié Le 8 Octobre 2009 à 12h35
 
1/10
Ce film n'entre pas dans la lignée d'Ushuaïa qui exploite la beauté des paysages pour nous faire part de l'inquiétude de Nicolas Hulot. C'est un appel à la raison qui vous attire par ses plans fixes de lumières dans les mégapoles, et qui vous absorbe par sa vision esthétique des ravages de l'Homme sur la nature.

Comment rester stoïque devant la démesure de la consommation des uns dans le plus grand centre commercial du monde aux Etats-Unis, tandis que d'autres, à seulement quelques kilomètres, n'ont qu'une voiture comme toit au dessus de la tête ;

Comment ne pas se poser de questions devant la profusion de high-tech d'une génération branchée tandis que certains vivent au jour le jour sans nourriture...

" Dans les lieux de souffrance ou de misères les plus rudes, vous avez la plupart du temps une petite fenêtre sur le reste du monde qu'on appelle internet ou télévision.
On ne peut pas demander aux gens de pas profiter du développement et en plus, en nous observant par ces petites fenêtres, de rester dans une situation de spectateur attentif. Parce que quand vous ajoutez à la misère un élément explosif que l'on appelle l'humiliation, il est de la nature humaine comme de la nature en général, de réagir. Voila pourquoi, qu'on le veuille ou pas, on est contraint de prendre en charge les priorités que sont les contraintes planétaires et sociale ", développe Nicolas Hulot.

Un appel à la raison

D'où la notion de choix que suggère le " Syndrome du Titanic " sur le modèle économique et politique à venir, ainsi que sur les révisions comportementales des uns et des autres.

" Il faut que nous franchissions un cap, ou en tout cas un étage, dans la réflexion et la proposition. La notion de développement durable , et je dis cela sans aucune ironie, est une notion très sympathique, très nécessaire, en terme de transition. Mais on voit bien que la traduction concrète de la prise de conscience sur ces sujets là, est disproportionnée par rapport à l'emballement des phénomènes que l'on essaye de combattre. "

Et donc il ya une supplique à ce film, qui porte une part de naïveté, d'espoir et de désespoir : la mutation de nos sociétés doit aller beaucoup plus loin.

" D'autant plus que cette mutation qui peut effrayer, n'est effrayante que si on laisse le temps nous la dicter ".