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La fonte des glaciers en Asie menace l'alimentation en eau de plus de 1,3 milliards de personnes

Publié Le 14 Décembre 2009 à 11h19
 
Le changement climatique s'accélère dans les massifs de l'Himalaya et de l'Hindou Kouch, particulièrement à haute altitude. La fonte des glaciers menace gravement les conditions de vie de centaines de millions de personnes, en Chine, en Inde, au Pakistan et au Népal, selon une étude rendue publique vendredi 11 décembre en marge du sommet sur le climat à Copenhague.

Même les populations montagnardes, habituées à survivre dans des conditions extrêmes subissent des changements susceptibles de remettre en question leurs capacités d'adaptation. Ces conclusions ressortent d'une étude conjointe du Centre international pour un développement intégré de la montagne (ICIMOD), du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et du Centre de recherche international sur l'environnement et le climat (CICERO).

Entre 40 et 80 % des glaciers auront fondu dans l'Himalaya et l'Hindou Kouch à la fin du siècle.

Plus de 1,3 milliard de personnes vivent directement de l'eau provenant de la fonte naturelle des glaciers et de la neige hivernale, rappelle l'étude. On estime que plus d'un milliard de personnes sont menacées de pénurie d'eau en Chine et en Inde, 178 millions au Pakistan et dans le nord de l'Inde et 49 millions en Asie centrale y compris la province du Xinjiang sous administration chinoise.

Les Etats doivent donc soutenir les adaptations locales face au dérèglement climatique. Les populations doivent pouvoir agir sur leur survie à court terme mais aussi sur le long terme.

"La préoccupation principale des populations les plus pauvres est en effet focalisée sur la survie immédiate, ce qui retarde non seulement leur progrès économique mais aussi le simple espoir de développer des projets durables. Dans certains endroits, la nécessité a contraint les paysans à vendre leur bétail et leurs terres pendant des périodes de sécheresse afin de payer leurs dettes ou de faire face à la hausse soudaine des prix de première nécessité. Cette situation s'explique aussi parfois par des politiques inadaptées", souligne l'ONU, l'Organisation des Nations Unies.

Comment l'Asie peut-elle s'adapter ?

En recueillant l'eau de pluie et en ressuscitant d'anciennes méthodes de stockage de l'eau qu'il faut adapter aux nouvelles " sautes d'humeur climatiques ". Selon le rapport, il est urgent d'augmenter l'efficacité de l'irrigation et de l'utilisation de l'eau en général. L'étude évoque ainsi la nécessité d'une nouvelle " révolution bleue " en Asie afin d'augmenter la disponibilité en eau pour les récoltes.

Les auteurs rappellent que l'irrigation assure 55 % de la production céréalière en Asie, le pourcentage étant de 25 % en moyenne dans le monde.

 

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