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Lait bio : à consommer sans modération


Sommaire
1 - Une consommation en hausse
2 - Des propriétés supérieures au lait conventionnel
3 - Comment choisir son lait bio
Publié Le 16 Juillet 2009 à 12h29
 

1. Le point de vue de l'Afssa, l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments

Dans un rapport de 2003 intitulé " Evaluation nutritionnelle et sanitaire des aliments issus de l'agriculture biologique ", l'Afssa indique que la teneur en acides gras ( AG) mono-insaturés (de type oméga-9) inférieure dans les produits biologiques , est expliquée par une teneur inférieure en matière grasse des concentrés en alimentation animale.

La teneur supérieure en acides gras polyinsaturés (de type oméga-3 et oméga-6) est expliquée quant à elle par une activité microbienne supposée plus importante dans le rumen, le pré-estomac de la vache.
Enfin, dans certains élevages laitiers biologiques, une alimentation plus riche en graines de lin a pour conséquence une teneur supérieure en acide linolénique (n-3) dans le lait.

L'alimentation des vaches d'élevage biologique comprend aussi des compléments minéraux, des additifs tels que les oligo-éléments, de même nature chimique que les compléments distribués aux vaches d'élevage conventionnel.
Pour l'Afssa, l'alimentation a donc peu d'influence sur la composition minérale du lait, sauf pour quelques oligo-éléments comme l'iode et, dans une moindre mesure, le sélénium. Les minéraux majeurs comme calcium et le phosphore dépendent essentiellement du stade de lactation.

En conclusion, seuls les facteurs génétiques et l'alimentation pourraient entraîner des différences de composition entre un lait issu de l'élevage biologique et celui issu de l'élevage conventionnel selon l'Afssa.


2. Le point de vue de l'Inra, Institut national de la recherche agronomique

L'Inra s'est intéressée cette année à la composition de laits de grande collecte dépendant des pratiques alimentaires.
L'Institut a démontré que les laits provenant d'un pâturage naturel, que broutent les vaches d'un élevage bio, ont des teneurs plus élevées en acides gras insaturés notamment en acide oléique, en acide α-linolénique, en AG trans et en acide ruménique et plus faible en AG saturés que ceux produits à partir de rations à base d'ensilage d'herbe ou de maïs, supplémentées en concentrés.

Une bonne nouvelle lorsqu'on sait que dans le cadre de la prévention des maladies cardiovasculaires et du cancer, il est conseillé de limiter l'ingestion des acides gras (AG) trans et des AG saturés au profit de celle des AG insaturés !

3. Le point de vue d'une étude britannique

Plus d'antioxydants et d'acides gras essentiels que le lait conventionnel. C'est la conclusion de l'étude révèle une étude britannique de 2008, intitulée " Fatty acid and fat-soluble antioxidant concentrations in milk from high- and low-input conventional and organic systems: seasonal variation".

Et cela ne concerne pas uniquement les fermes certifiées bio mais aussi celles qui appliquent les même moyens de production qu'elles car c'est l'herbe fraîche qui ferait la différence. Elle donnerait un lait de meilleure qualité.
Selon la période de pâturage, le lait biologique posséderait 60 % d'acide linoléique (oméga-6) et 39 % d'acide alpha-linolénique (oméga-3) en plus qu'un lait d'un élevage industriel.
Le rapport entre ces omégas est également plus élevé dans le lait biologique, ce qui favorise encore plus l'action immunitaire.