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Lait bio : à consommer sans modération


Sommaire
1 - Une consommation en hausse
2 - Des propriétés supérieures au lait conventionnel
3 - Comment choisir son lait bio
Publié Le 16 Juillet 2009 à 12h29
 

1. Le label AB : un nouveau cahier des charges depuis le 1er janvier 2009 (RCE n° 834/2007 et 889/2008)

Le logo AB garantit que l'alimentation est d'origine biologique et que 50 % de la ration annuelle est constituée d'aliments produits sur l'exploitation. Si cela n'est pas possible, ces aliments peuvent être produits en coopération avec d'autres fermes biologiques principalement situées dans la même région.

Les OGM , les antibiotiques, coccidiostatiques, substances médicamenteuses, stimulants de croissance ou toute autre substance destinée à stimuler la production sont bannis de l'alimentation.
La ration journalière est composée au minimum de 60 ou 70 % de fourrages grossiers (frais ensilés ou séchés), suivant les stades physiologiques.
L'utilisation d'acides lactique, formique, propionique et acétique n'est autorisée que si les conditions climatiques ne permettent pas une fermentation suffisante.

Des minéraux sont utilisés tels le sel de mer non raffiné, le sel gemme brut de mine, le chlorure de magnésium, le sulfate de sodium... ainsi que des oligo-éléments comme les carbonates, sulfates et oxydes. L'utilisation des vitamines de synthèse A, D et E est autorisée en cas de besoin.

Les vaches laitières disposent de 6 m2 à elles toutes seules à l'intérieur d'une ferme et de 4,5 m2 à l'extérieur (sauf pâturages) et à un accès à une aire d'exercice.

2. Le label " Nature et Progrès " plus exigeant

100% des aliments bio doivent être bio, la ration composée essentiellement de pâturages et de fourrages grossiers. 50% de la ration doit être produite sur l'exploitation.
Les bêtes broutent des fourrages conventionnels, cultivés sans herbicides. Ces derniers sont autorisés exceptionnellement lors de cas d'incendies, de grêles... jusqu'à 10% de la ration journalière.
La poudre de lait et les succédanés (substituts) sont bannis.
Les OGM et les vitamines de synthèse sont interdits comme l'ensilage.

Les vaches laitières disposent de 6 m2 à l'intérieur des locaux et de 5 m2 à l'extérieur (sauf pâturages) et à un accès à une aire d'exercice.

3. Le lait bio à la réputation d'être en moyenne 60 % plus cher que le lait conventionnel

Voici quelques indices de prix:

-Lait bio " Lactel " demi-écrémé 1 L. 1,24 euro le litre / Lait " Lactel " demi-écrémé 1L. 0,82 euro

-Lait bio " Bio Village " demi-écrémé marque Repère 1 L. 1,03 euro le litre / Lait " Délisse " demi-écrémé 1 L. 0,74 euro le litre

-Lait bio " Candia " demi-écrémé 1 L. 1,51 euro le litre / Lait " Candia " 1L. 0,94 le litre.

(prix généralement constatés dans les magasins Leclerc)

 

Les chiffres clés du lait biologique

Une production non suffisante
-En Europe
En 2007, l'Europe a produit 2,5 millions de tonnes de lait biologique, soit 1,7 % de ses livraisons. L'Allemagne, le Danemark (9 % du lait collecté) et l'Autriche (10 % du lait collecté) produisent chacun 400 millions de litres soit 1/6 de la production européenne. La France en collecte peu avec seulement 1 %.
La part de lait de consommation bio achetée par rapport au total de lait de consommation atteint 25% au Danemark, 10% en Autriche, 5% en France. La moyenne européenne est de 1,5%.

-En France
En 2007, la France comptait 2 087 producteurs de lait bio : 1484 en vaches laitières (soit 1,5% du cheptel national), 384 en brebis et 365 en chèvres. Cela représente 235 millions de litres de lait de vache. Elle compte 166 entreprises certifiées dans la préparation de produits bio (en progression de 7% par rapport à 2006), selon l'Agence Bio.
(Source : Agence bio - www.agence.bio.org ; CNIEL - IRI ; Office de l'Elevage SCEES)

Les livraisons de lait bio de vache sont réalisées essentiellement dans quatre régions : Franche Comté, Pays de la Loire, Bretagne et Basse-Normandie.

 

Emilie Villeneuve

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