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Le coût du réchauffement climatique pourrait coûter jusqu'à 701 milliards d'euros à la Grèce d'ici 2100

Publié Le 3 Juin 2011 à 11h48
 
Selon une étude menée par la Banque de Grèce, le coût cumulé du réchauffement climatique pour la Grèce d'ici 2100 variera dans une fourchette de 436 à 701 milliards d'euros, en fonction des mesures prises ou non.
Le coût du réchauffement climatique pourrait coûter jusqu'à 701 milliards d'€ à la Grèce d'ici 2100

Cette étude, commandée il y a deux ans par la Banque Nationale Grecque à un panel de scientifiques, recense trois scénarios sur l'impact du réchauffement, qui doit particulièrement affecter les pays riverains de la Méditerranée, exposés à une hausse de température moyenne jusqu'à 4 degrés et à une forte baisse des précipitations.

Dans le scénario du pire, sans lutte efficace contre les gaz à effet de serre, le réchauffement, avec ses retombées notamment sur le tourisme, industrie lourde en Grèce, coûtera quelque 701 milliards d'euros, environ le triple du PIB du pays aujourd'hui, chiffre l'étude.

Des mesures permettant de limiter la hausse de la température à 2 degrés Celsius coûteraient d'ici 2100 quelque 142 milliards, mais permettraient de réduire l'addition du réchauffement à 294 milliards, soit une addition globale de 436 milliards pour ce scénario optimum.

Dans le scénario intermédiaire, où la priorité serait donnée à l'adaptation face aux retombées du réchauffement (aménagement urbain et des côtes, gestion des ressources en eau et forestières...), le coût serait de quelque 577 milliards d'euros, dont 67 allant aux mesures prises.

Coordinateur de la recherche, le physicien et président de l'Observatoire d'Athènes, Christos Zerefos, a souligné la vulnérabilité face à une montée du niveau de la Méditerranée d'un pays dont les côtes font quelques 16.300 km. Près de 1.000 km de cette ligne côtière sont menacés, a-t-il relevé.

Les précipitations risquent, elles, d'être réduites de 5 à 19% par rapport à leur niveau actuel, selon les scénarios retenus, tandis que les périodes à haut risques d'incendies de forêts s'allongeraient d'une quarantaine de jours, a-t-il mis en garde.

Le développement accéléré des énergies renouvelables dans un pays à la traîne en la matière en dépit de ses atouts naturels (vent et soleil) figure parmi les priorités du gouvernement socialiste grec, a pour sa part rappelé son chef, Georges Papandréou.

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