Bioaddict



Le financement de l'adaptation : l'un des enjeux majeurs de Copenhague


Sommaire
1 - L'adaptation concrètement
2 - Le soutien financier des pays Industrialisés est indispensable
Publié Le 10 Décembre 2009 à 12h33
 
Le réchauffement climatique se poursuit et ses impacts seront inévitables. Il est donc nécessaire de faire face à ces changements à venir. La prévision et la gestion des risques climatiques (inondations, sécheresse, canicule) de même que les mesures d'adaptation ne doivent pas être l'alternative à une réduction de nos émissions car plus la température augmentera, plus l'adaptation sera difficile et coûteuse.
 
GERES Marseille Le GERES est une ONG de développement crée en 1976 à Marseille. L'Association se propose de contribuer à préserver l'environnement, limiter les changements climatiques et leurs conséquences, réduire la précarité énergétique et améliorer les conditions de vie des populations. www.geres.eu
DOSSIER SPECIAL
L'ensemble des pays en développement élaborent actuellement des stratégies d'adaptation au changement climatique . Ces programmes ambitieux impliquent des investissements parfois lourds, le recours à des technologies avancées et à des infrastructures (digues, barrières anti érosion). Ils visent les secteurs les plus vulnérables tout en privilégiant des solutions peu émettrices de GES.

Parmi ces dernières, on peut citer quelques exemples :

* La mise en place de systèmes d'alerte précoce pour anticiper les sécheresses, les canicules, etc ;
* L'extension des superficies irriguées et la rationalisation de l'utilisation de l'eau d'irrigation ;
* La meilleure mise en valeur des terres agricoles, la lutte contre l'érosion ;
* La planification de l'urbanisme hors des zones exposées aux sinistres (inondations, glissements de terrain) et à la remontée du niveau de la mer ;
* L'utilisation plus efficace de l'énergie et le développement de solutions alternatives comme les énergies renouvelables (solaire, éolien) ;
* La gestion et le maintien des forêts et des sols qui constituent des réservoirs d'eau, de biodiversité et un moyen de lutter efficacement contre la désertification ;
* La mise en place de systèmes d'assurances agricoles qui peuvent compenser les impacts des aléas climatiques sur les récoltes ;
* La lutte contre la recrudescence de maladies comme la malaria ou la dengue dans les Pays du Sud ;
* Les politiques de sensibilisation et d'information des populations locales sur les risques encourus à mettre en place par les autorités locales ;Certaines réponses existent au niveau local.

Les acteurs locaux comme les communautés et les collectivités locales sont des acteurs privilégiés de l'adaptation. Leur connaissance de leur territoire et leur savoir-faire sont utiles et complémentaires des solutions technologiques. Par exemple, en cas de sécheresse, les agriculteurs utilisent depuis toujours des variétés de plantes précoces ou résistantes, ou ont recours à des systèmes d'irrigation. Ces solutions simples, peu coûteuses peuvent être inventoriées et répliquées lorsque cela est possible.