Politique

Le plan du PNUE pour une transition vers une économie plus verte et un monde meilleur

Sommaire de cet article :

  1. Une économie verte pour un monde meilleur et plus durable
  2. Quelles politiques pour une transition vers une économie verte ?
  3. Rio 2012 : yes we can !

Cap vers Rio 2012

Le contenu de ce rapport du PNUE est extrait d'une étude macroéconomique plus large publiée en ligne. Il vise à accélérer le développement durable et fait partie de la contribution du PNUE à la préparation de la conférence Rio+20 qui aura lieu au Brésil l'année prochaine.

Le rapport complet est accessible en ligne. Les pays sont également invités à fournir d'autres exemples d'économie verte. Dans les mois à venir, l'équipe en charge de l'Économie verte au PNUE prévoit ainsi de présenter le rapport dans plusieurs capitales à travers le monde.

Elle profitera également de cette occasion pour explorer comment aider au mieux les pays et les communautés à engager la transition vers une économie verte dans leur contexte national.

M. Achim Steiner, sous-secrétaire général de l'ONU et directeur exécutif du PNUE, a déclaré : " Les nations ont repris le chemin de Rio, mais dans un monde très différent de celui de 1992 ".

" L'épuisement rapide des ressources naturelles et l'accélération du changement environnemental, depuis la perte des récifs coralliens et des forêts jusqu'à la pénurie croissante de terres productives, la nécessité urgente de nourrir les populations et d'alimenter les économies nationales en combustibles et en carburant et les impacts probables d'un changement climatique non maîtrisé constituent la toile de fond de Rio 2012 ".

" L'économie verte présentée et illustrée dans le rapport du PNUE se veut une évaluation ciblée et pragmatique des premiers pas des pays, des communautés et des entreprises vers un schéma plus durable de consommation et de production. Ancré dans les principes de développement durable convenus à Rio en 1992, ce document reconnaît que les signaux fondamentaux qui pilotent nos économies doivent évoluer en termes de politiques publiques et de réponses des marchés ", a-t-il poursuivi.

" Nous devons dépasser les polarités du passé telles que les oppositions développement/environnement, État/marché ou Nord/Sud ".

" 2,5 milliards de personnes vivent avec moins de 2 dollars par jour et en 2050 la population mondiale comptera plus de deux milliards de personnes supplémentaires : il est donc clair que nos économies doivent continuer à croître et à se développer. Mais ce développement ne peut pas se faire aux dépens des systèmes dont dépend la vie sur terre, dans les océans ou dans l'atmosphère et qui permettent à nos économies d'exister et donc à chacun d'entre nous ", a-t-il ajouté.

" Comment conserver l'empreinte écologique de l'humanité dans des limites supportables par la planète ? L'économie verte constitue un volet essentiel de la réponse. Son but est d'établir un lien entre impératifs environnementaux pour changer le cours des résultats économiques et sociaux, particulièrement en termes de développement économique, d'emploi et d'équité " a conclut Achim Steiner.

M. Pavan Sukhdev, détaché par la Deutsche Bank et responsable de l'Initiative pour une économie verte du PNUE, a également déclaré : " Les gouvernements ont un rôle central à jouer : c'est à eux qu'il revient de changer les lois et les politiques et d'investir les fonds des États dans la richesse publique afin que la transition soit possible. Ce faisant, ils permettront aussi de déverser les trillions de dollars du capital privé dans l'économie verte."

" La mauvaise allocation des capitaux se situe au cour des dilemmes mondiaux actuels et il est possible de prendre sans attendre des mesures à effet rapide allant de la diminution et de la disparition progressives des plus de 600 milliards de dollars de subventions mondiales aux combustibles fossiles jusqu'à la réaffectation des plus de 20 milliards de dollars de subventions dommageables qui encouragent une pêche non durable ", a-t-il ajouté.

" L'économie verte ne consiste pas à étouffer la croissance et la prospérité, mais à se reconnecter à la véritable richesse, à réinvestir dans le capital naturel au lieu de l'exploiter et à favoriser le plus grand nombre plutôt qu'une minorité. Il s'agit de mettre en place une économie mondiale consciente aussi de la responsabilité des nations à transmettre une planète productive, en bonne santé et en bon état de fonctionnement à la jeunesse d'aujourd'hui et aux générations futures ", a conclu M. Sukhdev.

Le rapport "Vers une économie verte : Pour un développement durable et une éradication de la pauvreté" est à découvrir sur les adresses www.unep.org et www.unep.org/greeneconomy .

La 26ème session extraordinaire du Conseil d'administration du PNUE/Forum ministériel international sur l'environnement est accessible sur : www.unep.org

Adresse du site de la Conférence de l'ONU sur le développement durable 2012 ou Rio+20 : www.uncsd2012.org

Stella Giani