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Le projet du canal Seine-Nord Europe va-t-il couler ?

Publié Le 31 Août 2012 à 15h00
 
Le financement des travaux du projet de canal Seine –Nord apparait trop coûteux pour l'Etat et les partenaires financiers privés, Bouygues et Vinci, qui ont décidé de revoir complètement le dossier.

Le Gouvernement Fillon avait lancé en avril 2011 le projet de contrat de partenariat entre l'Etat et une entreprise privée, portant sur le financement, la conception, la construction, l'exploitation, l'entretien, la maintenance et la régénération du futur canal Seine-Nord Europe et de ses aménagements connexes, dont la réalisation de l'infrastructure de quatre plates-formes multimodales.

Le coût global du projet Seine-Nord Europe, plates-formes comprises, avait été évalué, en 2009, par Voies navigables de France (VNF) à 4,3 milliards d'euros. Le plan de financement envisagé reposait, d'une part, sur l'apport d'une subvention publique initiale de 2,2 Md€ et, d'autre part, sur un préfinancement du complément par le partenaire privé.

Les deux candidats retenus par VNF étaient Bouygues et Vinci. Mais aujourd'hui, compte tenu du contexte financier international, les candidats semblent rencontrer des difficultés à progresser sur le financement bancaire de leur partie du projet et à stabiliser des annuités acceptables par VNF et l'Etat, vient d'annoncer le ministère de l'Ecologie.

De nouvelles démarches doivent donc être engagées avec la commission européenne et la BEI afin d'étudier les possibilités de recours aux " project bonds " pour ce projet et de se rapprocher des collectivités publiques pour des financements complémentaires.

Le Gouvernement, précise le ministère de l'Ecologie, a confié au Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD) et à l'Inspection générale des finances (IGF), une mission d'analyse et de proposition portant sur la faisabilité financière du projet dans le cadre de la procédure en cours d'attribution d'un contrat de partenariat.

Autant dire que le canal Seine-Nord Europe n'est pas prêt de voir le jour.

Hervé de Malières