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Le Vélib débarque à Mexico !

Publié Le 25 Février 2010 à 10h07
 
Grande innovation en Amérique Latine ! Très polluée, la capitale mexicaine lance ce mois-ci son programme "Ecobici" de location de vélos accessibles sur des stations automatiques, à l'exemple du Vélib à Paris et d'autres villes d'Europe. Ce sont ainsi plus de 1 000 vélos qui sont disponibles au prix d'un abonnement annuel de 300 pesos (17 euros, 23 dollars) dans 85 stations implantées dans Mexico.
Mexico est une mégalopole de 20 millions d'habitants qui se situe  à 2 240 mètre environ au dessus de la mer. En 1992, les Nations Unies décrivaient l'atmosphère de la ville comme étant l'une des plus polluées de la planète.

Les niveaux d'oxygène de l'air, inférieurs à cette altitude, empêchent la combustion complète du carburant des moteurs et entraînent de plus fortes émissions de monoxyde de carbone, d'hydrocarbures et de composés organiques volatils. Sous l'effet du rayonnement solaire intense, ces gaz nocifs produisent des niveaux de smog très au-dessus de la normale. (source : Centre de recherches pour le développement international -Canada Etude de cas Avril 2003)

Mexico a déjà expérimenté plusieurs mesures pour lutter contre la pollution, comme le programme de prêt de VTT qu'elle a lancé en janvier 2009. Elle ouvre également chaque dimanche matin sa plus grande avenue centrale, la Reforma, à des milliers de cyclistes, rollers, joggers ou piétons.

Cette fois-ci, c'est avec son nouveau programme "Ecobici" que Mexico compte bien faire reculer la pollution. Elle  a ainsi fait appel à la société américaine Clear Channel qui a déjà mis en service ce type de vélo urbain en France, en Italie et en Espagne.

Mexico est la première ville d'Amérique latine à tester ce système de transport alternatif dit "durable". Depuis le 16 février dernier, jour du lancement du programme, près de 1 000 usagers se sont déjà abonnés à Ecobici. La municipalité de Mexico espère avoir 24 000 utilisateurs dès cette année et 5 % d'ici 2012!

Le maire de Mexico, Marcelo Ebrard, rêve ainsi d'une ville plus verte et n'a pas hésité à changer le code de la route afin que le droit des piétons et des cyclistes face aux automobilistes soit reconnu. Les conducteurs de véhicules motorisés pourront notamment recevoir une contravention de près de 20.00 pesos mexicains s'ils refusent la priorité deux-roues.

Ce revirement culturel "green" est très important dans ce pays où la voiture est souvent perçue comme un emblème de réussite sociale.

Emilie Villeneuve