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Les députés ont donné leur accord pour 20% de produits bio dans les cantines en 2022

Publié Le 12 Juin 2018 à 11h20
 
Les députés ont voté un amendement de la loi sur l'agriculture et l'alimentation en cours d'examen, fixant à au moins 20% la part de produits bio proposés dans les cantines en 2022.
Les députés ont voté un amendement de la loi sur l'agriculture et l'alimentation en cours d'examen, fixant à au moins 20% la part de produits bio proposés dans les cantines en 2022.

 

Finalement, le 26 mai, les députés ont suivi le gouvernement dans sa volonté de proposer au moins 20% de produits bio en restauration collective publique en 2022. Ils ont voté l'article 11 du projet de loi Egalim " pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et une alimentation saine et durable ". Cet article prévoit que 50% au moins de produits proposés devront être issus de l'agriculture biologique ou bénéficier d'un label de qualité ou d'un écolabel ou encore être issus d'une exploitation ayant acquis une certification environnementale. La part du bio sur ces 50% est fixée à au moins 20%.

Un surcoût de 68 cents par repas

Les élus LR ont tenté de repousser à 2025 la date d'entrée en application de cette disposition, évoquant la question du surcoût du repas supporté par les collectivités. Le ministre a répondu que la lutte contre le gaspillage alimentaire permettrait un " balayage " du surcoût estimé à 68 cents par repas. Il a souligné que la restauration collective publique et privée sont concernées par l'objectif de l'amendement, et qu'il s'agissait là d'un " engagement présidentiel ambitieux ". L'article 11, comme le reste du projet de loi, devra encore être approuvé par le Sénat.
En revanche, la demande d'un repas végétarien périodique a été repoussée par l'Assemblée nationale au cours de débats animés. Des députés de divers partis ont proposé en vain de prévoir une partie des repas sans viande. Ils ont été accusés par leurs collègues de vouloir aller " trop loin ", le ministre de l'Agriculture a estimé pour sa part que cela ne relevait pas de la loi.

Zoé Fauré