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Les inondations, principale menace climatique pour la Grande-Bretagne

Publié Le 6 Février 2012 à 09h10
 
D'après un rapport publié par le Department For Environment Food and Rural Affairs britannique, les inondations apparaissent comme la principale menace climatique pour la Grande-Bretagne au cours de ce siècle, avec des dégâts qui pourraient coûter jusqu'à 18 milliards de dollars par an d'ici les années 2080 si rien n'est fait pour adapter le pays aux phénomènes climatiques extrêmes.

Les nouvelles recherches financées par le gouvernement ont identifié les 100 principaux effets du changement climatique et leur impact attendu sur la Grande-Bretagne et leur magnitude au cours du siècle.

Le rapport intitulé " L'Evaluation des Risques liés au Changement Climatique " montre ainsi que si aucune action supplémentaire n'est menée pour répondre au changement climatique, les dégâts annuels liés aux inondations pour les bâtiments pourraient atteindre 2,1 à 12 milliards de livres sterling, contre un coût actuel de 1,2 milliards de livres.

La Grande-Bretagne risque déjà de subir des phénomènes climatiques extrêmes sur son territoire. En 2007, les inondations d'été ont coûté près de 3 milliards de livres et les perturbations liées aux chutes de neige l'an dernier ont coûté 600 millions de livres par jour sur une période de plusieurs jours.

Des précipitations plus intenses en été et plus longues en hiver entraîneront davantage d'inondations, aggravant les dégâts et les perturbations que subiront les infrastructures et les propriétés privées. Sur le plus long terme, l'augmentation du niveau des mers entraînera des inondations côtières fréquentes, d'après Bob Watson.

Dans un tel contexte, les primes d'assurance assurances augmenteront de manière significative, et il sera de plus en plus difficile aux propriétaires de faire couvrir leurs propriétés (NDLR : en Grande-Breagen contrairement à la France, les particuliers et les entreprises paient une prime d'assurance proportionnelle à l'exposition aux risques de leur biens)

Le gouvernement a ainsi dépensé 2,1 milliards de livres dans les systèmes de défenses contre les inondations au cours des quatre dernières années, mais cela représente une réduction des financements d'environ 27%, d'après ce qu'a indiqué le président de l'agence environnementale lorsque le budget de dépenses a été annoncé en 2010. Malgré cela, la Secrétaire à l'Environnement Caroline Spelman a déclaré que le gouvernement pouvait encore garantir que davantage de maisons étaient protégées des inondations. Elle espère protéger 145 000 foyers d'ici Mars 2015.

Le rapport a identifié d'autres risques dont des étés plus chauds, qui pourraient entraîner 580 à 5900 décès supplémentaires par an d'ici les années 2050. Le nombre de jours où les températures sont supérieures à 26°C dans une année moyenne pourrait être de 27 à 121 à Londres d'ici les années 2080, contre 18 aujourd'hui. Cependant, le nombre total de décès prématurés pourrait être compensé par des hivers plus doux qui permettraient d'éviter près de 3900 à 24000 décès par an d'ici les années 2050.

La demande en énergie pour les systèmes de climatisation augmentera en été mais la demande en chauffage diminuera en hiver, ce qui pourrait réduire les coûts d'environ 1 milliard de livres par an d'ici 2050.

L'agriculture et la foresterie seront également affectées. Les sécheresses et certaines maladies pourraient croître en conséquence du climat plus chaud, ce qui pourrait réduire la production de bois et sa qualité et faire augmenter les coûts d'ici les années 2080.

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