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Les régions Nord et Centre se dotent d'un SAMU de l'environnement !

Publié Le 22 Août 2011 à 15h30
 
Un SAMU pour intervenir en cas de catastrophe sanitaire et/ou environnementale ? Sur le modèle du SAMU de l'environnement qui existe en Alsace depuis 2003, deux autres centres d'urgence vont ouvrir leurs portes à Raismes, dans le Nord-Pas-de-Calais et à Bourges, dans la région Centre.

Ce sont les d'accidents industriels comme celui d'AZF et les rejets de polluants dans l'environnement de plus en plus nombreux qui ont poussés la région Alsace à créer, en 2003, un service unique en France : le SAMU de l'environnement. Et l'initiative a plu, car en septembre 2009, le Nord-Pas-de-Calais s'y mettait et en avril 2011, c'était au tour de la région Centre d'accueillir son propre SAMU de l'environnement.

Qu'est-ce que le SAMU de l'environnement ?

Véritable service d'urgence, le SAMU de l'environnement est un laboratoire mobile qui intervient 24 h sur 24 et 7 jours sur 7 sur des problèmes de pollution de l'eau, de l'air ou des sols. A son bord, une vingtaine de médecins, d'ingénieurs, de physiciens et de techniciens spécialisés sont chargés d'établir des diagnostics d'urgence et de délivrer les premières recommendations au préfet.

"Pour l'instant, l'équipe est composée à 100 % de bénévoles mais notre ambition est de professionaliser tous ceux qui travaillent pour nous" explique David Tremelet, vice-président de la fédération française du SAMU de l'environnement.

Qui peut bénéficier des services du SAMU de l'environnement ?

Le SAMU de l'environnement peut intervenir chez les particuliers dans le cadre de pollutions intérieures, dans les entreprises, les administrations, les écoles, les collectivités locales, les services d'urgence comme les pompiers, etc. Les services proposés sont entièrement gratuits.

Quelles seront les spécificités de ce SAMU de la région Nord ?

La région Nord étant l'une des plus polluées de France, le périmètre d'intervention de la plateforme de Raismes comprendra le Hainaut, le Cambrésis, le Douaisis et l'Avesnois.
L'association proposera 450 heures de formation à ses futures "éco-urgentistes", futurs professionnels et bénévoles. Elle envisage également d'ouvrir quatre nouvelles plateformes d'urgence à Compiègne, Calais, Lille ainsi qu'à Lens ou à Arras.

Bon à savoir : Tous les postes ont déjà été pourvus mais les bénévoles sont toujours les bienvenus. Seul impératif : être âgé de 16 ans minimum.

Pour plus de renseignements, consultez le site officiel de la fédération française du SAMU de l'environnement.

Astrid Kergrohen