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Les vignes OGM en Alsace font débat


Sommaire
1 - Des essais de vignes OGM autorisées en Alsace
2 - Des ogm pour mieux lutter contre le virus du court-noué
3 - Ecologistes et paysans montent au créneau
Publié Le 20 Mai 2010 à 11h47
 
Le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire a donné son feu vert pour la poursuite en Alsace d'essais en plein champ de plants de vigne transgéniques. Une décision jugée "irresponsable" par beaucoup.
Vue de l'essai de porte-greffe transgénique de vigne à Colmar.

"Je vais autoriser, et j'ai signé l'arrêté, les essais en plein champ sur une vigne OGM. Cette décision, prise en accord avec (le ministre de l'Ecologie) Jean-Louis Borloo, est entourée de toutes les garanties nécessaires", a déclaré Bruno Le Maire, le ministre de l'Agriculture, avant-hier sur RMC.

L'Institut national de recherche agronomique (Inra) de Colmar avait demandé au ministère de l'Agriculture la poursuite des essais, achevés fin 2009, qu'il mène depuis 2005 sur 70 plants de vignes OGM.

Le 4 avril 2010, le Haut conseil des biotechnologies, instance créée à l'issue du Grenelle de l'environnement, avait déjà donné son feu vert à la poursuite, pendant 4 ans, de cette expérimentation pilotée par l'Institut national de recherche agronomique (Inra).

Une décision félicitée par l'AFBV, Association Française des Biotechnologies Végétales, qui a "alerté" le ministre de l'Agriculture et le ministre de l'Environnement sur " l'impérieuse nécessité que cette autorisation soit actée au plus vite, dés la fin de la période de consultation du public, c'est à dire au début du mois de mai 2010 " pour que l'expérimentation se poursuive.

" Tout report de la décision gouvernementale au delà de cette date obligerait l'Inra à repartir de zéro et condamnerait de fait cette recherche, note l'AFBV, soulignant que " l'arrêt de cette expérimentation entraînerait alors une perte de connaissances de notre recherche publique qui profiterait à nos concurrents étrangers alors que le marché de la viticulture est de plus en plus mondial. "

A noter que fin septembre 2009, le Tribunal administratif de Colmar avait déclaré illégale la parcelle sur laquelle travaillait l'Inra pour expérimenter ses 70 ceps. Le ministère de l'Agriculture et l'Inra ont alors fait appel de cette décision.