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Mesure du CO2 océanique : pour mieux prédire le changement climatique

Publié Le 7 Décembre 2009 à 16h22
 
Pour la première fois, des scientifiques ont cartographié les quantités de CO2 absorbées dans tout l'Atlantique nord. A travers une meilleure compréhension des " puits de carbone océanique ", cette étude permet de prédire le changement climatique de façon plus fiable.
Distribution des observations internationales de CO2 dans les eaux de surface de l'Atlantique nord (années 2000-2007).

Elle pourrait déboucher sur la mise au point d'un système d'alerte précoce pour détecter tout affaiblissement de la capacité des océans à absorber du CO2, considérée par certains scientifiques comme le premier signal d'une accélération du changement climatique.

L'océan, immense " puits de carbone "

Il absorbe en effet une partie du CO2 présent dans l'atmosphère. En atténuant l'augmentation de l'effet de serre due au dioxyde de carbone, l'océan joue un rôle important pour limiter le changement climatique.

Mais les quantités de gaz à effet de serre échangées entre l'atmosphère et l'océan, leurs variations d'une saison à l'autre, d'une année à l'autre, restent incertaines en raison notamment d'un manque d'observations régulières à l'échelle de l'océan mondial.

Mieux évaluer la quantité de dioxyde de carbone absorbée par l'océan

Une équipe internationale, à laquelle participent des chercheurs français du CNRS (Centre national de recherche scientifique) et de l'UPMC (Université Pierre et Marie Curie), a donc mis au point une approche synthétique destinée à évaluer l'absorption du CO2 par l'océan.

Les mesures de CO2 océanique ont été réalisées à bord d'un réseau de navires marchands qui naviguent régulièrement dans l'océan Atlantique nord. Les résultats des scientifiques suggèrent que le puits de CO2 dans cet océan varie considérablement d'une année sur l'autre et que ces échanges de gaz sont sensibles aux variations climatiques régionales comme le réchauffement des eaux de surface.

" Des mesures semblables pourraient être réalisées dans d'autres grands bassins océaniques bien couverts par la navigation (navires marchands, de logistique et de recherche). Elles permettraient de mieux évaluer le puits de CO2 dans la plupart des régions océaniques et d'en détecter l'éventuel affaiblissement, ce qui entraînerait une accélération du changement climatique ", informe le CNRS.