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Mort des abeilles : une catastrophe écologique est déclenchée

 

Le point de vue de l'AFSSA

Pour l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) il n'y a pas de doute. Elle démontre, dans un rapport publié le 18 février 2009 " Mortalités, effondrements et affaiblissements des colonies d'abeilles " que la surmortalité des abeilles est bien réelle, et estime que les causes, pouvant être associées à cette surmortalité survenue depuis les années 1980, sont multifactorielles.
Mais l'Agence n'exclut pas pour autant la possibilité d'une responsabilité des pesticides , même si elle n'en fait pas la cause majeure.
Le varroa, un acarien destructeur, est fortement mis en cause.

Le point de vue des apiculteurs

En France, près de 80 000 tonnes de pesticides étant appliquées chaque année sur les cultures, selon la Cemagref, l'institut de recherche pour l'ingénierie de l'agriculture et de l'environnement.
Les apiculteurs sont donc convaincus que ces produits chimiques sont responsables de la mort des abeilles.
L'UNAF (L'Union nationale de l'apiculture française) a déposé début 2009 un recours en Conseil d'Etat contre le renouvellement de l'autorisation de l'insecticide Cruiser qui va jusqu'en mai 2009. Un insecticide de la même famille que le Gaucho, lui-même interdit en 2004, utilisé pour traiter des semences. L'Allemagne, l'Italie et la Slovénie ont d'ailleurs retiré leur autorisation au Cruiser.
L'insecticide Régent est également accusé par les apiculteurs .

Cependant, le 30 janvier 2009, une ordonnance de non-lieu a été délivrée en faveur des groupes chimiques BASF Agro et Bayer CropScience, mis en examen depuis 2004. L'UNAF, qui affirme que l'interdiction du Gaucho et du Régent depuis 2004 aurait ralenti ce que les scientifiques nomment " le syndrome d'effondrement ", a donc fait appel.