alimentation

Plats cuisinés : la France exige un étiquetage européen sur l'origine des viandes

La France a demandé à la Commission Européenne de rendre obligatoire l'étiquetage précisant l'origine des viandes dans les plats préparés.

Le scandale de la viande de cheval, frauduleusement mélangée avec de la viande de boeuf dans les plats cuisinés, a entrainé une baisse considérable, de plus de 50%, de la consommation des ces produits. Et l'on vient d'apprendre dans un communiqué de la Direction des fraudes (DGCCRF) qu'outre le circuit DRAPP/ Spanghero indentifiés dans un premier temps, quatre autres filières françaises étaient concernées par le trafic. Il s'agit de deux circuits liés à DRAAP, " Gel'Alpes " et " Covi ", et deux autres circuits dans lesquels la viande de cheval a été détectée en faible quantité, " Schypke/Davigel ").

La DGCCRF précise que d'après les premiers éléments constatés, il n'apparaît pas que des éléments intentionnels puissent être retenus et que tous les produits concernés ont été retirés de la distribution.

Pour tenter de restaurer la confiance du consommateur,  le Gouvernement français a donc décidé de renforcer les exigences en matière de traçabilité et d'étiquetage. Benoît Hamon, ministre de la consommation, a ainsi demandé à la Commission Européenne de " prendre ses responsabilités en présentant un texte législatif allant dans le sens d'une meilleure information sur l'origine des viandes dans les plats préparés ". Cet étiquetage vise les plats cuisinés industriels (lasagnes, raviolis, spaghettis bolognèse, hachis parmentier...). Mais la traçabilité des plats cuisinés préparés vendus par les traiteurs et des plats servis dans les restaurants, ne devra pas non plus être oubliée.

Hervé de Malières