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Pollution : le bilan de la qualité de l'air en France est critique

Sommaire de cet article :

  1. L'année 2009 confirme l'état de dépassement des normes de qualité de l'air en France
  2. Les mesures pour améliorer la qualité de l'air extérieur
  3. Les mesures pour améliorer la qualité de l'air intérieur
  4. Une politique renforcée pour améliorer la qualité de l'air

En matière de qualité de l'air intérieur, une politique globale a également été définie pour poursuivre l'amélioration des connaissances, le développement de la surveillance, la réduction des pollutions à la source et la prise en compte des populations sensibles. Au cours de la dernière année, des actions très concrètes ont ainsi été engagées pour expérimenter la surveillance de la qualité de l'air dans les écoles et crèches ou développer les conseillers en environnement intérieur, qui interviennent à la demande de médecins pour aider les patients à améliorer leur environnement intérieur.

Il faut savoir qu'une mauvaise qualité de l'air peut favoriser l'émergence de symptômes non spécifiques tels que maux de tête, fatigue, irritation des yeux, du nez, de la gorge et de la peau, vertiges ainsi que des manifestations allergiques ou de l'asthme. A contrario, une bonne qualité de l'air à l'intérieur d'un bâtiment a un effet positif démontré sur le taux d'absentéisme et le bien-être des occupants.

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Les sources potentielles de pollution dans les bâtiments sont nombreuses : air extérieur, appareils à combustion, matériaux de construction et d'ameublement, activités humaines...

Les enfants, en particulier passent près de 90 % de leur temps dans des espaces clos (logement, moyens de transport, école/crèche...) : l'amélioration de la connaissance des polluants présents dans l'air intérieur est indispensable pour mettre en oeuvre les mesures de gestion appropriées. La loi portant engagement national pour l'environnement, dite loi " Grenelle 2 " a notamment introduit le principe d'une surveillance obligatoire de la qualité de l'air intérieur dans certains lieux clos ouverts au public.

Depuis septembre 2009, des opérateurs sélectionnés par le ministère du développement durable sont ainsi intervenus dans 46 crèches, 60 écoles maternelles et 54 écoles élémentaires. Verdict : si 29% des établissements présentent une situation excellente, 8% des établissements présentent une concentration annuelle en benzène (substance cancérigène issue de la combustion, gaz d'échappement notamment) et en formaldéhyde (substance irritante pour le nez et les voies respiratoires, émise par certains matériaux de construction, le mobilier, certaines colles, les produits d'entretien) supérieure à la moyenne...

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Depuis plusieurs années l'importance de la qualité de l'air intérieur pour la santé et le bien être des occupants est reconnue et fait l'objet d'un ensemble d'actions visant à améliorer les connaissances puis à définir et mettre en oeuvre des actions de prévention et amélioration de la qualité de l'air intérieur.

Depuis le début des années 2000 le gouvernement a ainsi mis en place un Observatoire de la qualité de l'air intérieur qui a conduit un ensemble de campagnes de mesure pour identifier les déterminants de la qualité de l'air intérieur dans divers types de bâtiments comme les habitations ou les bureaux. La volonté d'amélioration s'est aussi traduite au travers de travaux d'expertise, confiés en particulier à l'agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) qui a, par exemple, proposé des valeurs de référence pour certains polluants ou étudié des solutions particulières comme la qualité de l'air intérieur dans les parkings souterrains ou le cas de polluants particuliers. Parallèlement des guides sur les moyens (souvent simples) d'améliorer la qualité de l'air intérieur ont été élaborés et diffusés.

Le plan national Santé Environnement prévoit quatre actions spécifiques liées à l'air
intérieur
(fiche 3 du PNSE, qualité de l'air intérieur) :
- mieux connaître et limiter les sources de pollution à l'intérieur des bâtiments,
- construire sainement par la limitation des sources dans le bâti et la maîtrise des installations d'aération, ventilation et climatisation,
- mieux gérer la qualité de l'air intérieur dans les lieux publics,
- réduire les expositions à l'amiante.