Pollution biodiversité énergie exposition publicité

Publicité et consommation de papiers : assez !

Sommaire de cet article :

  1. Donner à voir le gaspillage et le massacre des forêts
  2. France : 4,5 millions de tonnes de papiers et de cartons produits par an et 6,5 importés
  3. Nos boîtes aux lettres avalent chaque année 18 milliards d'imprimés

Soit 830 000 tonnes de papiers publicitaires et 1,8 milliards de journaux gratuits ! " Si 5 % des gens faisaient le choix de ne plus recevoir d'imprimés publicitaires, ce seraient entre autres 400 000 arbres épargnés ", indique les Amis de la Terre.

Une pollution qui coûte cher

Pour un foyer, la publicité dans sa boîte aux lettres représente en moyenne 40 kg de papier par an, soit 17kg/habitant/an. Refuser la publicité, c'est protéger les ressources naturelles et éviter une pollution qui nécessite des produits toxiques pour la nature et une grande quantité d'énergie.

Pour fabriquer 40 kg de papiers, il faut selon le procédé : 20 à 40 kg de bois, 200 à 600 litres d'eau, 120 à 240 kWh d'électricité, de grosses quantités de chlore, d'encre et de métaux lourds, des adjuvants et des colorants.

Pour R.A.P, l'association de résistance de l'agression publicitaire, refuser le publicité, c'est aussi économiser des euros : " Chacun de nous paie en moyenne, environ 500 euros par an pour rembourser les investissements publicitaires des entreprises, dont 62 euros pour les seuls prospectus ! "

L'association souligne que pour le " contribuable ", le coût de collecte et de traitement de ces déchets est inclus dans le montant des taxes locales. Les prospectus publicitaires, dits " gratuits ", représentent en réalité une charge de l'ordre de 450 millions d'euros par an pour la collectivité. Pour une ville de 100 000 habitants, leur traitement représente une dépense de 250 000 euros par an.

" Un autocollant Stopub pas assez efficace "

Pour R.A.P : " L'autocollant Stopub est plutôt mal distribué : la preuve en 2007, environ 40 % de la population ignorait encore son existence ! ".

L'association demande aux pouvoirs publics l'adoption d'une loi qui garantit le respect des autocollants antipublicitaires comme au Portugal, en Allemagne, à Bruxelles... Et la mise en place d'une taxe obligatoire pour les distributeurs, leur faisant supporter le coût intégral au traitement des déchets engendrés.

" Un amendement à la loi Grenelle a été défendu. Une proposition de loi a été déposée en ce sens en mars 2009... Depuis aucune nouvelle. Il est temps de légiférer ".

Emilie Villeneuve

Sources: Les Amis de la Terre

R.A.P Association de résistance de l'agression publicitaire