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Réchauffement climatique : les 3 priorités de Doha

Publié Le 28 Novembre 2012 à 11h43
 
Prolonger les accords de Kyoto, engager la mise en place les fonds verts et préparer le futur accord de lutte contre le changement climatique devant s'appliquer à partir de 2020, vont être les trois priorités de la Conférence de Doha.

Les représentants de 190 pays sont réunis jusqu'au 7 décembre à Doha (Qatar) pour trouver des solutions concrètes afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre car le réchauffement climatique s'accélère et pourrait augmenter de 4 degrés d'ici la fin du siècle. Les conférences précédentes de Cancun et Durban se sont principalement attachées à doter la Convention climat d'institutions et de mécanismes visant à renforcer l'action de tous d'ici 2020.

La conférence de Doha devra maintenant définir et négocier le contenu même du futur accord international attendu pour 2015 et devant s'appliquer à partir de 2020.

La France est représentée par le ministre des Affaires étrangères et européennes, Laurent Fabius, la ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, Delphine Batho, et le ministre délégué au Développement, Pascal Canfin.

Les trois principaux sujets de négociation qui seront traités sont l'adoption formelle de la deuxième période du protocole de Kyoto qui débutera en 2013 (pour une durée de 5 ou 8 ans), avec notamment des engagements quantifiés des pays développés pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre ; la finalisation de la mise en oeuvre des accords de Cancun de 2010, avec notamment les modalités du fonds vert et des autres nouvelles institutions et mécanismes ; et la négociation du futur accord de lutte contre le changement climatique, engageant pays développés et pays en développement, à adopter en 2015 et qui entrera en vigueur en 2020.

" La France partage pleinement et portera la position de l'Union européenne " précise Delphine Batho dans un communiqué. " Elle est notamment très attachée à trouver de nouvelles sources de financement pour lutter contre le changement climatique, comme les financements innovants, et à l'application du protocole de Kyoto pour la deuxième période, de 2013 à 2020 ; elle propose également de se rendre disponible pour accueillir en 2015 la conférence des Parties qui devra voir l'adoption du futur accord global pour l'après 2020 ".

Mais dans un contexte économique de crise qui finit par justifier et conforter la poursuite de l'utilisation massive du pétrole et du charbon et bientôt des gaz de schiste aux Etats-Unis, que va peser l'écologie dans la balance ?

Alexandre Sieradzy