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Sécurité sanitaire : les Agences de santé vont collaborer sur trois thèmes prioritaires

Publié Le 11 Avril 2012 à 22h04
 
Les deux acteurs majeurs du dispositif national de sécurité sanitaire, l'Anses et l'InVS, vont mettre en commun leurs moyens autour de trois thèmes de travail prioritaires : la surveillance intégrée des expositions aux substances chimiques, la veille et la vigilance sanitaire, et la lutte contre les maladies infectieuses.

Le rôle de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) est d'évaluer les risques concernant la santé humaine et animale et d'assurer la sécurité des travailleurs et des consommateurs. Cette mission centrale est assurée par des activités de veille, de recherche et de référence et se traduit par des recommandations formulées aux pouvoirs publics.

L'Institut de veille sanitaire (InVS) a quant à lui pour mission de surveiller la santé de la population, d'assurer la veille et la vigilance sanitaire, d'alerter les pouvoirs publics en cas de menace pour la santé publique et de contribuer à la gestion des crises sanitaires. En cas d'alerte, l'InVS recommande toute mesure ou action appropriée pour prévenir ou atténuer l'impact de cette menace.

Ces deux activités étant clairement complémentaires il était logique, et attendu, que ces deux agences travaillent ensemble. Elles viennent donc de signer un accord cadre dans lequel elles ont défini un programme de travail annuel conjoint .La coopération va porter sur 3 thèmes de travail prioritaires :

  • 1. la Surveillance intégrée des expositions aux substances chimiques par la mise en commun des données biologiques d'imprégnation humaine (biosurveillance) recueillies par l'InVS et des données de consommation alimentaire et de contamination des aliments et des travaux d'expertise de l'Anses. Cette collaboration permettra une meilleure caractérisation des expositions et facilitera l'interprétation des indicateurs biologiques d'exposition.
  • 2. La veille et la vigilance sanitaires par une mutualisation des données recueillies par l'InVS via le réseau des centres anti-poison et de toxicovigilance. Ces données contribueront aux travaux d'évaluation des risques menés par l'Anses, et notamment dans le domaine des produits phytopharmaceutiques, des biocides et des médicaments vétérinaires.
  • 3. Et enfin la lutte contre les maladies infectieuses va s'intensifier via un approfondissement des coopérations existantes entre les équipes des centres nationaux de référence de l'InVS et des laboratoires nationaux de référence de l'Anses, et des coopérations en matière d'épidémiologie animale et humaine, notamment concernant les maladies animales transmissibles à l'homme (zoonoses).


Alexandre Sieradzy