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Suspension des négociations à Copenhague


Sommaire
1 - Accord légal ou simple engagement politique ?
2 - Les divergences entre la Chine et les Etats Unis pèsent sur les négociations
Publié Le 15 Décembre 2009 à 11h08
 
Ambiance électrique ce lundi au Bella Center alors que des centaines de participants ont fait la queue pendant 7 heures avant de se voir refuser l'accès au centre de conférence. Côté négociations, la suspension pendant plusieurs heures des discussions par les pays les plus pauvres met au défi les pays développés de prendre des engagements à la mesure du défi climatique.
 
GERES Marseille Le GERES est une ONG de développement crée en 1976 à Marseille. L'Association se propose de contribuer à préserver l'environnement, limiter les changements climatiques et leurs conséquences, réduire la précarité énergétique et améliorer les conditions de vie des populations. www.geres.eu
DOSSIER SPECIAL
Ce lundi 14 Décembre les négociations ont été suspendues pendant plusieurs heures au Bella Center. Les 130 pays du G77-Chine ont ainsi quitté momentanément la table des négociations en signe de protestation contre la proposition de texte de 6 pages soumise vendredi dernier et contre l'attitude générale des pays développés qui se refusent toujours à se prononcer en faveur d'un accord légalement contraignant dans la lignée du Protocole de Kyoto.

Accord légal ou simple engagement politique ?

Jusqu'à ce jour, les négociations se sont poursuivies dans deux directions parallèles. La première option est celle d'un accord légal fondé sur les principes établis par la Convention de Rio signée en 1992 et faisant suite au protocole de Kyoto arrivant à échéance en 2012. La deuxième option soutenue notamment par les Etats Unis est celle d'un accord politique dans lequel les pays s'engageraient officiellement sans dimension légale aucune.

Les pays du G77-Chine défendent la première option en mettant en avant la responsabilité historique des pays développés. Soutenue par les ONG environnementales, cette position se heurte aux propositions des pays développés qui consistent notamment à pousser les pays en développement à contribuer à l'effort de réduction des émissions.