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Terra Madre : un livre pour renouer avec "la chaîne vertueuse de l'alimentation"

Publié Le 21 Octobre 2011 à 13h40
 
Après un premier manifeste consacré au goût et à la biodiversité, Carlo Petrini, fondateur du mouvement Slow Food, poursuit sa réflexion sur la nécessité de changer nos modes de production et de distribution des denrées alimentaires. Son livre est une invitation à la compréhension du mouvement du Slow Food. Pour une alimentation délicieusement saine et un meilleur accès des consommateur à l'information.

Là où certains prônent le label HQE (haute qualité environnementale), Slow Food défend la HQA (haute qualité alimentaire). Et la fin de l'empressement aveugle à produire toujours plus, pour un résultat de piètre qualité !

Avec ce livre publié la semaine dernière en France aux éditions Alternatives, Carlo Petrini, le fondateur soixantenaire du mouvement Slow Food, revient sur les fondements du mouvement Slow Food. C'est un peu "l'éco-gastronomie mode d'emploi.Sa philosophie est la suivante : nous devons restaurer la souveraineté alimentaire, l'économie locale, la diversité naturelle et surtout, le plaisir de manger.

Le titre "Terra Madre" est une référence au grand réseau d'acteurs qui entourent le Slow Food et qui oeuvrent afin de mettre en place un modèle de production et de consommation alimentaire plus éthique et favorable au consommateur. En bref, "Terra Madre représente la mondialisation positive, elle donne la parole à qui ne se résigne pas au modèle d'homologation, inhumain et totalisant de ceux qui appliquent les règles aliénantes de l'industrie à la matière première."

Les communautés de Terra Madre se réunissent pour proclamer que la production de la nourriture doit conserver un rapport harmonieux avec l'environnement, affirmer la dignité culturelle et scientifique des pratiques traditionnelles. C'est la défense de la biodiversité, côté alimentation ! Contre l'uniformisation actuelle voulue par les grands groupe agroalimentaires.

En bref, Carlo Petrini défend un concept plus large de qualité alimentaire, qui doit etre "Bonne, Propre et Juste". Qui peut aujourd'hui s'opposer, sur le principe, à de telles revendications ?


Célia Garcin