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Trafic d'ivoire : le massacre des éléphants continue

Publié Le 30 Juillet 2014 à 12h34
 
Depuis vendredi dernier, plus de 300 kilos d'ivoire ont été saisis au cours de deux contrôles douaniers au Kenya et en Thaïlande. Chiffré à 19 milliards de dollars par an d'après certaines estimations, il faut savoir que le commerce illicite d'animaux sauvages est l'une des activités criminelles des plus rentables derrière le trafic de drogue, la traite d'êtres humains, et la contrefaçon.
Trafic d'ivoire : Toutes les quinze minutes, un éléphant est tué en Afrique. A ce rythme, les éléphants d'Afrique centrale pourraient disparaître d'ici dix ans.

Contrebande : importantes saisies d'ivoire au Kenya et en Thaïlande

Ce 28 juillet, les douanes thaïlandaises ont fièrement présenté à la presse les ressortissants chinois et vietnamien, auteurs du délit. Le couple a été arrêté samedi à l'aéroport Suvernabhumi de Bangkok lors du contrôle de sécurité. Le passage des bagages aux rayons X a en effet révélé la présence de 18 morceaux de défenses et de 587 bracelets en ivoire, pour un total de 46 kilos. Ce couple venait de Côte d'Ivoire et se rendait à Siem Riep, au Cambodge.

Vendredi dernier, les douanes de l'aéroport international Jomo Kenyatta au Kenya ont intercepté un chargement de 260 kg d'ivoire dissimulé dans des caisses censées contenir des gravures en bois, alors que les documents de transport mentionnaient un transfert de chiens. Suspicieuses, les douanes ont ouvert les boites et y ont trouvé l'ivoire, qui avait été enduit d'oxyde de fer puis bruni afin de tromper les chiens renifleurs. Il n'a été procédé à aucune arrestation.

Le coup de filet de vendredi est la deuxième saisie de grande taille en 10 jours au Kenya. Le 14 juillet, la police avait en effet arrêté deux hommes en possession de 90 kg d'ivoire qui se rendaient en Ouganda.

" Les saisies d'ivoire sont toujours de bonnes nouvelles dans le combat que nous menons contre le braconnage et le commerce illicite parce qu'elles sont le signe d'une meilleure application des lois. Cependant, elles ne sont que la partie émergée d'une situation tragique qui se traduit par la mort de plus de 35 000 éléphants par an et ne montre aucun signe de ralentissement ", s'inquiète aujourd'hui Jason Bell, directeur du programme Éléphants d'IFAW (Fonds international pour la protection des animaux). " Pour faire cesser le braconnage des éléphants et le commerce illicite d'ivoire, ces pays doivent absolument coopérer avec des organismes tels qu'INTERPOL et les services de police d'autres pays afin de localiser et d'identifier les responsables de cette activité criminelle transnationale et d'allouer les ressources nécessaires à son démantèlement. Il est urgent de se concentrer sur des stratégies qui dissuaderont les criminels de massacrer ces magnifiques créatures ".

La lutte contre le trafic d'ivoire s'intensifie

La majeure partie de l'ivoire de contrebande est destinée à l'Asie, et en particulier à la Chine, où cet " or blanc " tant convoité a connu une augmentation considérable de sa valeur en tant que véhicule d'investissement. La quantité limitée d'ivoire légal acheté par la Chine lors de la vente de stocks de certains pays d'Afrique australe en 2008 a, quant à elle, suscité la demande, encourageant ainsi le trafic de l'ivoire et le braconnage des éléphants pour répondre aux besoins du marché.

Dans le cadre d'une initiative internationale visant à renforcer les capacités de lutte contre ce trafic, l'ONG IFAW forme les forces de l'ordre à la prévention du trafic d'espèces de faune sauvage dans de nombreux pays d'Afrique, du Moyen-Orient, d'Asie, d'Océanie et des Caraïbes. IFAW a récemment signé un mémorandum d'entente avec INTERPOL, le premier jamais signé avec une ONG par le Programme d'INTERPOL sur la criminalité environnementale. IFAW et INTERPOL ont collaboré sur de nombreux projets depuis 2005, et notamment en 2012, lors de la plus grande opération de lutte contre le trafic d'ivoire jamais menée à l'échelle internationale.

Comment agir pour protéger la biodiversité : achetez vos souvenirs de vacances de façon responsable

Veillez à ce que les souvenirs que vous rapportez de vos vacances ne soient pas dérivés d'espèces menacées. Boycottez tout ce qui est en corail, ivoire, écailles de tortues marines, bois de rose du Brésil... Certains objets (sac en peau de croco, tableau en ailes de papillons...) peuvent être fabriqués à partir d'animaux élevés en captivité ou de plantes reproduites en milieu artificiel. Ne les achetez que s'ils ont un permis CITES : ce certificat, indispensable pour passer la douane, garantit que leur vente est permise et ne met pas en danger la biodiversité. La CITES est une convention internationale qui réglemente le commerce des espèces animales et végétales menacées d'extinction.

Pour en savoir plus sur le trafic de l'invoire, regardez La guerre de l'ivoire, un documentaire de France 2

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