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Un trou de 25 millions de km2 dans la couche d'ozone

Publié Le 17 Septembre 2009 à 14h53
 
Le trou dans la couche d'ozone au dessus de l'Antarctique devrait atteindre cette année 25 millions de kilomètres carrés, soit deux millions de kilomètres carrés de moins qu'en 2008.
Selon l'Organisation météorologique mondiale (OMM), le trou de la couche d'ozone en 2009 sera plus petit que ceux de 2006 et 2008, et proche de la taille de celui de 2007, soit 25 millions de kilomètres carrés.

Le trou dans la couche d'ozone au dessus de l'Antarctique commence à se former chaque année en août pour atteindre sa taille maximum à la fin septembre ou début octobre. Il se résorbe à partir de la mi-décembre. Il faisait 24 millions de kilomètres carrés le 16 septembre dernier.

La concentration de gaz nocifs pour l'ozone a atteint son pic dans la stratosphère antarctique aux alentours de l'an 2000. Elle diminue aujourd'hui lentement, au rythme annuel de 1 % environ.

La couche d'ozone ne devrait retrouver un état normal qu'en 2075 selon les scientifiques.

Le chef du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), Achim Steiner, a souligné hier lors de la Journée internationale pour la préservation de la couche d'ozone que, sans le protocole de Montréal et la convention de Vienne, les niveaux dans l'atmosphère des substances détruisant la couche d'ozone auraient été multipliés par dix d'ici à 2050.

Cela aurait eu pour conséquence " 20 millions de cas supplémentaires de cancer de la peau et 130 millions de cas supplémentaires de cataractes, sans parler des dégâts aux systèmes immunitaires humains, à la faune et à l'agriculture ", a-t-il ajouté.

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a salué la participation universelle à ces traités, alors qu'était célébrée hier la Journée internationale pour la préservation de la couche d'ozone.

Depuis l'adoption de ces deux traités, de nombreux produits chimiques qui détruisent la couche d'ozone ont été interdits. Le protocole de Montréal a ainsi permis d'éliminer certains gaz (CFC et HCFC), utilisés comme réfrigérants et gaz propulseurs dans les aérosols. Depuis 1990, leur suppression a ralenti la progression du changement climatiquede 12 ans.


Le Secrétaire général de l'ONU a déclaré hier qu'il souhaitait que les Etats membres arrivent à un accord sur le changement climatique à la Conférence de Copenhague en décembre prochain.