changements climatiques

Une bactérie qui transforme du CO2 en méthane pour lutter contre le réchauffement climatique

Sommaire de cet article :

  1. Une bactérie qui transforme du CO2 en méthane pour lutter contre le réchauffement climatique
  2. Captage et séquestration de CO2 : un faux espoir ?
Le captage et le stockage géologique du CO2 constituent une filière largement étudiée depuis quelques années au niveau international, notamment aux États-Unis, au Japon, en Europe et particulièrement en France.

D'après le rapport du GIEC (Groupe International d'Experts sur le Climat) de septembre 2005, ces technologies pourraient abaisser de 30 % ou plus le coût de la lutte contre les changements climatiques.

De plus, le stockage du CO2 dans des formations géologiques pourraient représenter 15 à 55 % de la totalité des réductions d'émissions requises (entre 220 et 2 200 milliards de tonnes de CO2 ) d'ici à 2100 pour pouvoir stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère.

" Un remède pire que mal " pour Greenpeace

Greenpeace a publié le 5 mai 2008 un rapport intitulé " Faux espoir. Pourquoi le captage et la séquestration du carbone ne sauveront pas le climat ".

Selon ce rapport, la technologie du captage et de la séquestration du carbone (CSC) :

- ne sera pas prête à temps pour éviter les pires impacts des changements climatiques. "Cette technologie ne sera pas disponible à grande échelle avant 2030."

- gaspille l'énergie et réduit l'efficacité des centrales : si on adopte cette technologie, 10 à 30 % de combustibles fossiles supplémentaires devront être brûlés pour arriver à produire la même quantité d'énergie.

- coûte très cher. Il risque de doubler le coût de fonctionnement d'une centrale et, par conséquent, d'aboutir à une augmentation du coût de l'électricité de 21 à 91 %.

- présente de nombreux risques. Il est impossible de garantir un stockage sûr et permanent du CO2. Cette technologie constitue une menace pour la santé, les écosystèmes et le climat.

"L'importance de ces risques reste difficile à cerner précisément, mais stocker du carbone sous les mers risque par exemple d'accélérer l'acidification des océans et de nuire à de nombreux organismes, voire à des écosystèmes entiers, situés à proximité des zones d'injection", souligne l'ONG.

Le captage et le stockage du CO2 a notamment fait l'objet d'appels à projet lancés par l'Agence nationale de la recherche (ANR) en 2005, 2006 et 2007. Ce thème a bénéficié d'une enveloppe de plus de seize millions d'euros sur les années 2005 et 2006.

Mais la solution scientifique pour lutter pour le changement climatique et les gazs à effet de serre n'a toujours pas été trouvée malgré le travail acharné de nombreux scientifiques...

Le fait est que la mise au point des technologies de captage et de stockage du CO2 pourrait être déterminante pour favoriser l'adhésion de certains pays gros émetteurs de gaz à effet de serre à un protocole de réduction de l'émission de ces gaz.

Emilie Villeneuve

 

Sources: "Le captage et le stockage géologique du dioxyde de carbone (CO2)" DGEMP (Direction générale de l'énergie et des matières premières)-DIREM (direction des ressources énergétiques et minérales) Mars 2006

Greenpeace