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Barcelone, dernière marche avant Copenhague

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Par Bioaddict

C'est à Barcelone que s'est ouvert lundi le dernier cycle de négociations sur la lutte contre les changements climatiques, avant le Sommet de Copenhague. Des négociations qui devraient amener à un nouvel accord solide pour lutter contre le réchauffement de la planète. Mais selon le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, un tel accord ne sera pas forcément scellé d'ici la fin de l'année.

Barcelone, dernière marche avant Copenhague

Il ne reste plus que quelques semaines avant que les gouvernements du monde entier accordent leurs violons sur un traité destiné à succéder au Protocole de Kyoto, qui expire en 2012, sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Les pays développés et les pays en développement ont 5 jours pour se mettre d’accord sur les questions telles que le financement pour aider à s’adapter aux changements climatiques, la coopération technologique et les mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et la déforestation dans les pays en développement.

 » Après près de deux ans de négociations, l’heure fatidique approche « , a souligné Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

Devant plus de 4 000 participants de 181 pays, il a insisté, le lundi 2 novembre, sur la nécessité d’un accord sur les contributions financières des pays industrialisés est notamment nécessaire avant le sommet de Copenhague, qui s’ouvrira le 7 décembre prochain au Danemark.

 » Les objectifs des pays industrialisés actuellement sur la table manquent clairement d’ambition « , a déclaré Yvo de Boer, prenant pour référence l’étude du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) qui estime que, d’ici à 2050, ces pays devraient réduire leurs émissions de 25 à 40 % par rapport aux niveaux de 1990 tandis que les émissions mondiales devraient être réduites de moitié, si l’on veut éviter les pires effets du changement climatique.

Greenpeace investit à cette occasion la cathédrale de la Sagrada Familia

Les activistes de Greenpeace ont déployé des banderoles appelant à sauver le climat hier sur la célèbre cathédrale de Barcelone.

 » Malgré le peu d’avancées obtenues jusqu’à présent, cette action est une façon pour nous de rappeller qu’il est encore temps de trouver un accord à la hauteur des enjeux climatiques. Ce qui manque, c’est la volonté politique, en particulier de la part des Etats-Unis. De son côté, la semaine dernière, l’Union Européenne s’est montrée bien timide sur la question de l’aide à apporter aux pays en développement pour faire face aux changements climatiques en cours « , explique l’association.

Greenpeace appelle donc les pays riches à saisir la chance de cette dernière session de négociations pour être enfin à la hauteur du défi climatique.

N’hésitez pas à signer la pétition  » Ultimatum Climatique « .

Ban Ki-moon optimiste… et réaliste

Le secrétaire général de l’ONU a une nouvelle fois insisté mardi 3 septembre sur la nécessité de conclure un traité complet et contraignant sur le changement climatique.

 » Il nous faut arriver à un traité complet et contraignant à Copenhague en décembre, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse, à l’issue d’une rencontre avec le Premier ministre britannique Gordon Brown, à Londres. Il faudrait que les pays développés annoncent des objectifs ambitieux concernant leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020 « .

Selon lui, les pays développés devraient être à la pointe de la lutte contre le changement climatique  » étant donné leurs responsabilités historiques et aussi étant donné qu’ils ont les plus grandes capacités financières et technologiques « .

Ban Ki-moon reste donc optimiste pour Copenhague. Il a cependant reconnu que tous les détails d’un tel accord ne seront pas nécessairement réglés en décembre.

Emilie Villeneuve

Info+

Cinq pays (Argentine, Cambodge, Equateur, Népal et Sri Lanka) ont rejoint le programme UN-REDD (United Nations Collaborative Programme on Reducing Emissions from Deforestation and Forest Degradation in Developing Countries) destiné à réduire les émissions provenant de la déforestation et de la dégradation des forêts dans les pays en développement, a annoncé le Programme des Nations Unies pour l'environnement.
Ban Ki Moon, le secrétaire général de l'ONU a prononcé le 3 septembre dernier un discours lors d'un rassemblement de dirigeants religieux et laïcs au château de Windsor. Il a souligné que les communautés religieuses occupaient une position unique dans les discussions sur le destin de la planète et l'impact du changement climatique.

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