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Copenhague : un accord impossible ?

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Par Bioaddict

La première semaine à Copenhague s'est achevée sur un sentiment mêlé. Si de bonnes nouvelles ont relancé les négociations, l'étendue du travail à accomplir fait peser le doute sur la conclusion d'un accord global et contraignant à Copenhague.

Deux annonces positives de la France et de l’Europe relancent les négociations

Tous les soirs à 18h, les ONG représentées à Copenhague décernent le prix du  » fossile du jour  » aux trois états qui freinent le plus les négociations. Très rarement, les ONG récompensent un état pour ses engagements positifs et ambitieux. Ce fût le cas le 10 décembre pour la France qui a reçu la plus haute récompense pour son engagement en faveur des recommandations proposées par les ONG sur la comptabilisation des crédits issus de projets forestiers.

L’autre bonne nouvelle est arrivée vendredi dernier de Bruxelles. Les chefs d’Etats européens se sont engagés à apporter 2,4 milliards d’euros par an sur 3 ans (soit 7,2 milliards d’euros sur la période 2010-2012) dans le cadre de l’aide pour la lutte contre les changements climatiques et à l’adaptation en faveur des pays en développement. Pendant la réunion, le président français Nicolas Sarkozy a appuyé la proposition du ministre de l’environnement Jean Louis Borloo de réduire de 30% les émissions françaises d’ici 2020. Toutefois, la bonne volonté française n’a pas trouvé d’écho auprès des autres chefs d’états européens.

Les engagements de réduction des pays en développement font débat

La journée du vendredi 11 décembre a  été marquée par la publication d’un texte de 7 pages reprenant les éléments essentiels des négociations et qui servira de base de discussion aux personnalités politiques attendus cette semaine. Le texte reprend les recommandations scientifiques en engageant les pays développés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 25% à 40% d’ici à 2020 dans le but de maintenir le réchauffement climatique sous les 1,5°C ou 2°C. Pour atteindre cet objectif ambitieux, il est impératif que les pays développés revoient leurs copies et proposent de nouveaux chiffres.

Sur la table des négociations, les engagements de réduction des pays en développement font débat. Le texte propose un objectif de 15% à 30% d’ici 2020 très mal perçu par le G77+Chine qui rassemble 130 pays pauvres.

La première semaine de négociations s’est ainsi achevée en mi teinte. Si des avancées positives sont à noter, il reste encore beaucoup à faire et peu de temps. L’Europe s’étant prononcée vendredi 11 décembre pour la signature d’un traité légalement contraignant avant le mois de Juin 2010, il est donc peu probable qu’un accord global contraignant voit le jour à Copenhague.

Marion VERLES pour le GERES

Plus d’infos sur http://cop15.geres.eu/

Info+

Le GERES est une ONG de développement crée en 1976 à Marseille. Elle propose de contribuer à préserver l'environnement, limiter les changements climatiques et leurs conséquences, réduire la précarité énergétique et améliorer les conditions de vie des populations.

Le GERES met en oeuvre une ingénierie de développement, une expertise technique spécifique et propose du conseil spécialisé sur les thématiques de l'efficacité énergétique, de la maîtrise de l'énergie, des énergies propres et renouvelables, des services énergétiques, et de la gestion de l'environnement, notamment dans le secteur des déchets.

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