Attention aux effets indésirables des compléments alimentaires

Les résultats de l'étude Nutrivigilance menée depuis trois ans par l'ANSES (Agence française de sécurité sanitaire) à partir des effets secondaires signalés par les consommateurs de compléments alimentaires (2/3 de femmes et 1/3 d'hommes) viennent de montrer que dans les 282 cas recevables impliquant au moins un complément alimentaire, la majorité des effets indésirables rapportés sont d'ordre hépatique (19,9 %), gastro-entérologique (18,4%), et allergologique (16 %).
En France, selon l'étude INCA 2 menée par l'Anses, un adulte sur cinq et un enfant sur dix consomment au moins occasionnellement des compléments alimentaires ou des vitamines et minéraux sous forme médicamenteuse. Parmi ces consommateurs, 23 % des adultes et 12 % des enfants en prennent toute l'année ou presque. Depuis la mise en place de son dispositif de Nutrivigilance, l'Agence a reçu plus de 1500 signalements d'effets indésirables dont 76 % sont liés à la consommation de compléments alimentaires. 30% des cas exploitables concerne les compléments alimentaires minceurs, capillaires et hypocholestérolémiants.
L'ANSES rappelle que Les déficits et les carences en nutriments sont très rares au sein de la population générale et concernent majoritairement quelques substances spécifiques dont la vitamine D, ou des groupes particuliers de la population (femmes enceintes, personnes âgées, populations en situation de grande précarité, etc.). Et elle estime que dans ces groupes de population spécifiques, des apports supplémentaires en vitamines, minéraux et autres nutriments par les compléments alimentaires peuvent présenter un intérêt, mais sur conseil médical.