Peine symbolique demandée pour le viticulteur bio Emmanuel Giboulot

Emmanuel Giboulot, le viticulteur bio qui avait refusé de traiter avec des pesticides chimiques de synthèse ses dix hectares de vigne, exploités en biodynamie à Beaune (Côte-d'Or), contre la cicadelle un insecte vecteur d'une maladie très contagieuse et mortelle pour la vigne, la flavescence dorée, et qui encourait une peine de six mois d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende, devrait finalement n'écoper que d'une amende de 1000 euros dont la moitié avec sursis.
Ses explications sur le respect de la biodynamie qui consiste à créer un écosystème autonome ont été retenus par la procureure.
" L'insecticide, qu'il aurait dû utiliser, même autorisé en agriculture biologique, n'est pas sélectif a-t-il déclaré : il aurait détruit la cicadelle, l'insecte vecteur de la flavescence dorée, mais aussi une partie de la faune auxiliaire sur laquelle je m'appuie pour réguler cet écosystème. Cela aurait réduit à néant tous mes efforts de développer des approches alternatives depuis que je me suis lancé en 1985 ". Autre argument avancé : au moment ou l'arrêté préfectoral lui ordonnait de traiter ses vignes, aucun cas de flavescence dorée n'avait été déclaré dans son département. Il existe toutefois un décalage d'environ un an entre la contamination des ceps par la cicadelle et l'apparition de la maladie.
La décision est mise en délibéré au 7 avril 2014.