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La Dordogne, 1er département de France en nombre de conversions vers la bio

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Par Bioaddict

Les agriculteurs qui ont décidé de s'engager en agriculture biologique cette année n'ont jamais été aussi nombreux en Aquitaine.

En Aquitaine, une progression record de 30 % du nombre de producteurs bio en 2010 !

Selon les premières estimations de l’Agence Bio, la Dordogne est le leader parmi les départements français pour le nombre d’agriculteurs qui ont décidé de s’engager en agriculture biologique cette année.

Tandis que les producteurs aquitains bio sont aujourd’hui 1 400 (plus de 330 en Dordogne), la conversion vers l’agriculture biologique ne cesse de croitre.

Plus de 500 agriculteurs aquitains ont fait le choix d’une conversion bio en 2010. Cela représente une surface de 11 253 ha (dont 2 000 ha de prairies, 6 900 de grandes cultures, 1 000 de vignes et 1 000 de vergers). Après la forte progression de 2009, le rythme des conversions s’est ainsi intensifié cette année.

La surface régionale passée en bio est de 35 251 hectares, dont plus d’un quart en conversion (vignes bio, fruits et légumes bio, cultures fourragères… toutes les productions sont concernées).

La Dordogne représente 27 % de la surface bio de la région, deuxième derrière le Lot-et-Garonne (28 % de la SAU bio régionale). Suivent ensuite la Gironde (22 %), les Pyrénées-Atlantiques (15 %) puis les Landes (9 %).

Et la dynamique ne va pas s’arrêter.

Suite aux annonces du Ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, lors des Assises Nationales de la Bio le 28 septembre, la Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt a confirmé que l’ensemble des projets de conversion engagés en 2010 seraient soutenus par l’Etat et l’Europe.

L’association interprofessionnelle ARBIO Aquitaine s’est ainsi félicitée de cette annonce qui permet de sécuriser sur 5 ans (durée de l’aide à la conversion) les producteurs engagés. Mais l’association interprofessionnelle demande d’ores et déjà aux services de l’Etat de communiquer le plus tôt possible sur le dispositif de soutien à la conversion qui sera effectif en 2011 afin d’assurer la cohérence de la dynamique et une communication claire auprès des producteurs.

Bruno Le Maire a par ailleurs annoncé le maintien du crédit d’impôts pour les producteurs bio en 2011.

Lire « L’agriculture bio a le vent en poupe« 

Lire « La Bio : voie d’avenir pour les agriculteurs« 

Emilie Villeneuve

Info+

La conversion est une période de transition entre le mode de production dit conventionnel et la certification en production biologique

Pendant la conversion, l'agriculteur suit les règles du cahier des charges de l'agriculture biologique, mais la commercialisation de ses produits se fait en circuit conventionnel car les produits ne bénéficient pas encore du label bio. Une valorisation des produits végétaux est souvent possible à partir de la deuxième année de conversion appelée C2, avec des prix intermédiaires entre conventionnel et bio.

Pour les productions végétales, la période de conversion est de 2 ans pour les cultures annuelles et de 3 ans pour les cultures pérennes (arboriculture, viticulture...).
En ce qui concerne les productions animales, le règlement 889/2008 définit les durées de conversion pour ces productions. Des bovins non biologiques doivent être élevés en bio durant 12 mois et, en tout état de cause, pendant les 3/4 de leur vie pour que leur viande puisse être commercialisée en tant que viande bio. Pour le lait, les vaches doivent être élevées en bio durant 6 mois. (Volailles de chair introduites avant l'age de 3 jours et poules pondeuses : 10 semaines)

En contrepartie d'une rémunération annuelle par hectare engagé, l'exploitant agricole s'engage pendant 5 ans à respecter le cahier des charges de l'agriculture biologique.

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