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Qatar Airways et Airbus lancent un centre de recherche en biocarburant

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Par Bioaddict

Qatar Airways, Qatar Science & Technology Park, Qatar Petroleum et Airbus ont annoncé, dans un communiqué daté du 18 janvier 2010, le lancement d'un centre de recherche en biocarburant appelé "Qatar Advanced Biofuel Platform" (QABP). L'objectif serait de mettre en place une chaîne complète de production en biocarburant techniquement et économiquement viable, depuis la collecte de la ressource jusqu'à sa distribution.

Qatar Airways et Airbus lancent un centre de recherche en biocarburant

« Tandis que d’autres parlent, nous agissons. (…) Nous visons à positonner notre pays comme leader au niveau de l’énergie durable », a déclaré Akbar Al Baker, Président de Qatar Airways.

Le centre de recherche « Qatar Advanced Biofuel Platform » aura ainsi pour objectif de développer et produire du bio-carburant pour les avions afin de remplacer le kérosène. Et l’organisation a déjà annoncé avoir identifié « des sources de matières premières susceptibles d’être développées et transformées afin de créer du biocarburant à base de BTL ».

Les biocarburants de la filière BtL (BtL – Biomass to liquid) sont synthétisés à partir de la biomasse solide (bois de chauffage, paille, roseau, farine animale ou encore déchets ménagers et agricoles).

« L’avantage du combustible organique est qu’il n’exige pas ou peu de modification au niveau des moteurs d’avions « , a précisé Akbar Al Baker. Ainsi, ce biocarburant pourra être utilisé dès qu’il sera disponible.

Qatar Airways, qui exploite des avions d’Airbus et de Boeing, a choisit de travailler en partenariat avec Airbus sur le projet.

 » Airbus a été plus proactif dans l’expérimentation des combustibles de substitution. Nous avons souhaité travailler avec un associé qui partage les mêmes convictions et idées futuristes que nous », a précisé Akbar Al Bakerr.

 » Nous poursuivons notre plan concernant le développement de combustibles alternatifs. En lançant cette nouvelle initiative avec Qatar Airways, nous avons pris encore une autre mesure importante pour atteindre la croissance neutre en carbone du secteur aérien d’ici 2020. Cette coopération à l’échelle industrielle permettra de réaliser de réels progrès en trouvant des solutions de rechange soutenables (ndlr:aux carburants traditionnels)  » a déclaré Tom Enders, Président et Directeur Général d’Airbus.

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Des algues pour faire voler les avions écolos du futur ?!

« L’initiative de ce centre de recherche en biocarburants arrive quelques mois après le premier vol commercial à base de gaz naturel », soulignent les promoteurs de l’opération. En effet,  un vol Londres-Doha d’une durée de 6 heures a été réalisé le 12 octobre dernier. Il utilisait un mélange composé à 50% de kérosène synthétique de gaz liquide (GTL) et à 50% de kérosène conventionnel.

Ce carburant alternatif, commercialisé sous le nom de GTL Jet Fuel, représenterait une réelle alternative par rapport au kérosène classique, permettant de dégager moins de dioxyde de souffre lors de sa combustion et améliorant ainsi la qualité de l’air dans les aéroports les plus fréquentés.

Une première étape a ainsi été franchie avec ce vol propulsé via GTL. Et le centre de recherche souhaite maintenant aller plus loin et développer de nouvelles sources d’énergies durables, et notamment à partir de matière première bio, dont la production ne pertuberait pas l’environnement, comme les algues.

La compagnie aérienne Continental Airlines a été la première au monde à avoir effectué le vol d’essai, en janvier 2009, d’un avion bimoteurs propulsé avec du biocarburant composé de Jathropa et d’algues.

« Par rapport au biocarburant fabriqué à base de Jathropa, l’algue a de nombreux avantages. Sa production à terme est sans limite. En effet, les algues peuvent être cultivées dans l’océan ou dans l’eau salée à très grande échelle. Le département américain de l’énergie a ainsi estimé qu’en cultivant des algues sur une surface à peine plus grande que le petit état du Maryland (40000 kilomètres carrés), on pourrait produire la totalité du carburant consommé aux Etats-Unis! », précise un article du site www.businesstravel.fr.

Les algues seraient-elles ainsi l’énergie verte du futur qui permettrait de faire rouler nos voitures et voler nos avions ?

Stella Giani

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