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Risques des pilules de 3ème et 4ème génération : les médecins ont compris le message

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Par Bioaddict

La prescription des pilules de 3ème et 4ème génération est en forte baisse depuis l'alerte il y a 6 mois sur les risques cardiovasculaires et d'embolie pulmonaire. La prudence s'est installée. Et le recours à d'autres méthodes de contraception est en augmentation.

La Caisse d’Assurance Maladie (CNAMTS) et l’Agence de Sécurité du Médicament (ANSM) viennent de présenter les résultats d’une étude sur les risques des différentes générations de contraceptifs oraux combinés (COC) portant sur plus de 4 millions de femmes. Cette étude confirme bien l’existence d’un doublement du risque d’embolie pulmonaire avec des COC de 3e génération par rapport à celui des 2e génération et la tendance vers une diminution des prescriptions par les médecins des COC de 3e et 4e génération au profit des pilules de 2e génération.

Elle confirme aussi la méfiance vis-à-vis de la pilule, et des changements dans le choix des méthodes contraceptives.

Ainsi, le suivi des vente de pilules et des autres contraceptifs (préservatifs exclus), de décembre 2012 à mai 2013, a permis d’observer les points suivants :

L’étude montre tout d’abord une tendance à la prudence concernant la pilule avec :

une diminution des ventes globales de contraceptifs (hors préservatifs) sur la période étudiée de 1.1% par rapport à la même période l’année précédente (décembre-mai) et de 3.7% si l’anti-acnéique Diane 35 est pris en compte dans la contraception globale ;

– une diminution modérée des ventes d’estroprogestatifs non oraux (dispositifs transdermiques et anneaux vaginaux) ;

– une forte diminution des ventes de pilules de 3ème et 4ème génération avec une diminution de 29% reportée sur la période décembre 2012 – mai 2013 comparativement à la même période l’année précédente. En mai 2013, cette baisse était de 43% par rapport à mai 2012.

On assiste au total à une diminution globale de l’ordre de 2.4% des ventes générales de pilules sur la période étudiée par rapport à la même période l’année précédente (décembre-mai 2013).

L’étude montre parallèlement une augmentation des autres moyens de contraception avec :

– une augmentation des ventes d’autres dispositifs (implants, dispositifs intra-utérin (DIU) avec et sans progestatif) marquée sur la période étudiée (décembre 2012-mai 2013) : 25% comparativement à la période de l’année précédente. La plus forte augmentation concerne les DIU au cuivre avec une augmentation mensuelle depuis mars 2013 supérieure à 50%.

L’étude montre enfin un retour vers les pilules de 1ère et 2ème génération avec :

-une augmentation des ventes de pilules de 1ère et 2ème génération de 20% sur la période décembre 2012-mai 2013 par rapport à décembre 2011- mai 2012, et augmentation de 34% en mai 2013 par rapport à mai 2012 ;

-et une augmentation de 94% de la vente de pilules 1ère et 2ème générations et avec une teneur en oestrogènes de 20 μg sur la période décembre 2012-mai 2013 par rapport à celle de l’année précédente sur la même période.

Enfin le ratio des ventes de pilules de 1ère et 2ème générations/pilules de 3ème et 4ème générations est actuellement de 73%/27%.

Hervé de Malières

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